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Challenge the Room, l'échappée belle

Isère le 06 décembre 2015 - Laurent Marchandiau - Économie - article lu 646 fois

Challenge the Room, l'échappée belle
DR - Daniel Moindrot et Vincent Baÿ, les fondateurs de Challenge The Room.

Jusqu'à six personnes enfermées dans une salle avec comme objectif d'en sortir en 60 min chrono. Tel est le concept loisirs développé par Challenge the Room. Un an après sa création en Isère, l'entreprise ouvre dès le 17 décembre un deuxième établissement au cœur de Grenoble et se lance dans la franchise. Entretien avec Daniel Moindrot, son cogérant.

Comment a germé l’idée de faire un « live escape » au cœur de Grenoble ?

A l’origine de Challenge The Room, Vincent Baÿ son fondateur qui, lors d’un séjour en Hongrie, a découvert le concept du « live escape game ». En décembre 2014, un premier établissement de 120 m² (soit deux salles de jeux) au cœur de Grenoble est créé avec un financement bancaire et des fonds propres, estimé entre 100 000 et 200 000 € en tout. Le live escape séduit. C’est un concept original qui ne fait pas appel à des capacités physiques telles que les laser game, le paintball ou l’accrobranche, mais à la créativité, à l’intellect puisqu’il faut résoudre des énigmes.

De quelle manière se déroule une session de jeu ?

Le principe du live escape est simple : des personnes sont enfermées dans une salle et doivent en sortir en 60 min maximum. Pour cela, nous avons imaginé au départ deux univers scénarisés. Le premier - « La légende du samouraï » - immerge les joueurs dans l’histoire du Japon médiéval tandis que le second - « L’esprit du Bayou » - confronte les personnes dans un monde de légendes à l’époque de la Louisiane en 1850. Chaque session de jeu accueille entre deux à six joueurs. Dans un premier temps, nous les informons sur ce qu’ils doivent faire en leur présentant le jeu, ses règles puis intervient le jeu en lui-même ou ils se retrouvent dans une salle avec plusieurs énigmes à résoudre en une heure maximum. Ensuite, nous faisons un débriefing. En tout, il faut compter 1 h 30 par session.

Un an après votre installation à ​Grenoble, vous ouvrez prochainement un second établissement. Pourquoi ?

Face au succès de Challenge The Room, nous rencontrions différentes problématiques. D’une part, fidéliser notre clientèle du fait que beaucoup de joueurs avaient déjà effectué les deux scénarios proposés et que nous ne souhaitions pas encore renouveler nos deux univers sur ce premier établissement. Il fallait en proposer d’autres afin de satisfaire la demande et disposer d’un plus grand espace afin d’accueillir des groupes plus importants. D’où la création de ce second site à quelques centaines de mètres du premier d’une superficie de 320 m² disposant de trois univers différents et d’un hall d’une capacité de 60 personnes permettant également l’organisation de séminaires. Le second site sera inauguré le 17 décembre et aura nécessité un investissement n’excédant pas 150 000 €. Désormais, Challenge The Room peut accueillir jusqu’à 30 personnes en simultané sur cinq salles.

Quelles sont vos perspectives ?

S’adressant aux jeunes actifs de 25 à 45 ans qui composent 70 % de notre clientèle, nous ciblons également les entreprises. Notre activité favorise la cohésion de groupe, l’intelligence collective. Cinq maîtres de jeu sont en cours de recrutement (actuellement sept collaborateurs) afin d’assurer le fonctionnement des trois nouvelles salles dont une disposera d’effets spéciaux maison. Par ailleurs, nous comptons développer notre concept sous la forme de franchises. Une première devrait voir le jour à Chambéry début 2016 avec un développant au cas par cas selon les opportunités en privilégiant les métropoles. D’ici l’an prochain, nous prévoyons de doubler notre chiffre d’affaires (160 000 € pour 2015.)

Propos recueillis par Laurent Marchandiau

Le live escape, un concept japonais​

Il puise sa source dans les jeux vidéo. A l’origine, le créateur de Crimson Room et QP-Spot, le japonais Toshimitsu Takagi. Existant depuis près de dix ans, le concept de jeu d’évasion s’est peu à peu affranchi du monde digital pour prendre place dans des simulations grandeur nature d’abord au Japon puis à Hong-Kong.

En 2008, une première société, Scrap, ouvre son premier live escape game à Kyoto. L’entreprise s’est implantée en France cette année avec sa marque Real Escape Game France, soit deux ans après l’ouverture de la première salle proposant ce concept, Hint Hunt à Paris. Aujourd’hui, il existe une soixantaine d’établissements sur l’Hexagone tandis que deux nouveaux s’ouvrent, en moyenne, chaque mois.



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