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Châtillon-D’Azergues, ancien poste frontière …

Rhône le 14 janvier 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 682 fois

Châtillon-D’Azergues, ancien poste frontière …
Les ruines du château dominent le village (© DR)

Châtillon-d’Azergues tient beaucoup à son caractère rural même si les habitudes de vie des nouveaux arrivants sont plutôt urbaines… Ainsi les 35 associations ont bien souvent ont des difficultés pour recruter, car ces nouveaux arrivants sont plus consommateurs de services que bénévoles.

En tout cas, Châtillon ne veut pas devenir une commune dortoir, et pour cela souhaite conserver son dynamisme associatif. Les six exploitations agricoles réparties sur le territoire communal sont essentiellement viticoles. Les viticulteurs sont jeunes et dynamiques, ils proposent oenotourisme et chambres d’hôtes. Une petite zone d’activité accueille une douzaine d’entreprises, et une dizaine de commerces sont répartis dans le village, ce qui est un grand atout pour les personnes âgées qui souhaitent rester sur place. Les cimenteries Lafarge constituent pour la commune un atout économique… et fi scal. Depuis une vingtaine d’années, l’école châtillonnaise - 8 classes, 250 élèves - a été entièrement refaite, une médiathèque ainsi qu’un centre social créés. Depuis quelques années, un eff ort particulier a été fait sur la sécurisation de la voirie, avec création de ralentisseurs, de passages piétons et de cheminements piétonniers. La municipalité a en projet de réaménager le centre du village, afi n qu’il devienne un espace agréable pour tous. LA CHAPELLE DU CHÂTEAU, CURIOSITÉ DE LA COMMUNE Châtillon a comme principaux attraits touristiques son église du XVIIIe siècle (l’une des plus anciennes du secteur) et la chapelle du château, classée Monument historique. Cette chapelle romane du XIIe siècle présente deux niveaux superposés : le premier était attribué aux habitants du village alors que le deuxième était réservé au seigneur. L’abside en encorbellement est à hauteur du deuxième étage, et de ce fait surplombe le premier. Les villageois devaient avoir la tête en l’air pour suivre les cérémonies ! Il n’existe que deux chapelles de la sorte en France. Elle fonctionne en tant qu’église jusqu’au XVIIIe siècle puis est abandonnée, une autre étant construite sur la place du village, mais les cloches continuent de résonner. Elle est restaurée au milieu du XIXe, l’intérieur, les murs et la charpente sont alors décorés. Ceci constitue un réel témoignage de l’art pictural religieux de l’époque. Bruno Lépine



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