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Châtelneuf, le bon compromis

Loire le 25 septembre 2014 - Xavier Alix - Forez - article lu 397 fois

Châtelneuf, le bon compromis
(D.R.)

Il y a la vue.

Belle et bien dégagée sur la plaine du Forez. Il y a la tranquillité. Et puis il y a cette D 61 qui traverse le village et la place à même pas 10 min de Montbrison. Une voie généralement bien déblayée en cas de neige, relativement fréquente à cette altitude. Le conseil général y veille : il s’agit de la principale voie d’accès à sa station de ski de Chalmazel. Un atout de plus pour expliquer une démographie qui n’est pas chancelante.
Châtelneuf n’a cependant jamais été très peuplée : 368 « Castelneuvins » au plus fort de son existence. Une population qui tomba à 195 âmes au milieu des années 1970. Mais, depuis, remontée à 319 habitants. Suffisamment proche des bassins d’emploi du sud Forez, le village a pris une vocation périurbaine au développement néanmoins stagnant depuis quelques années.
« Il n’y a eu qu’un seul lotissement de construit ici mais comme ailleurs, d’anciennes maisons ont été retapées dans les hameaux (il y en a 7, NDLR) et le bourg ne compte quasi plus de “dents creuses“, détaille le tout nouveau maire Nicolas Sauvinet, 39 ans, lui même employé de mairie à Saint-Romain-le-Puy installé en 2003. Hélas, aujourd’hui, les réserves foncières ne sont plus énormes et certains terrains encore disponibles à l’urbanisation non mis en vente. Nous aimerions poursuivre le rythme de 3 permis de construire par an. » Il en va du dynamisme local, de la pérennité sur le moyen terme de l’école publique qui compte actuellement 40 élèves.
Avec la mise en place prochaine du Scot sud Loire obligeant la révision du Plu (plan local d’urbanisme) - un des dossiers à venir pour la commune -, ce sera sans doute un ou deux par an... « La surface constructible devrait elle passer de 30 ha à seulement un ou deux ha », précise N. Sauvinet. Bien sûr avant tout résidentielle, Châtelneuf conserve quelques activités sur place : la présence d’un garage (ventes et réparation) Citroën et d’entreprises artisanales, bien placées pour travailler à la fois sur l’agglomération montbrisonnaise et les Monts du Forez. Il reste enfin une douzaine d’exploitations agricoles, principalement positionnées sur le lait AOC Fourme de Montbrison dans un village traditionnellement agricole et qui fort de son tissu associatif, veut le rester. D’ailleurs, « au moins la moitié des exploitations ont leur continuité assurées », note le maire.
Manque cependant un commerce. « C’est dommage, je suis convaincu qu’il y a le potentiel : par exemple pour une auberge située le long de la route, sur le passage menant à Saint-Bonnet-le-Courreau, estime N. Sauvinet, même si ce n’est pas dans l’intention de Loire Forez d’y travailler, nous ne nous priverons pas d’y réfléchir. » En attendant, il y a plus urgent : le cocs (contrat d’aide avec le Département) achevé pour une salle des fêtes neuve et une chaudière à granules, la petite commune va devoir mobiliser ses modestes moyens à la mise en accessibilité handicap de l’école. Comme l’exige la loi.

Xavier Alix


Altitude : bourg à 840 m, sommet à 1 020 m (Mont Semiol)
Gentilé : Castelneuvins
Intercommunalité : Agglomération Loire-Forez
Population : 319 (chiffre officiel Insee 2011).
Surface : 848 ha.
Festivités : fête patronale (saint Gilles) le dernier week-end d’août
Histoire : la première mention écrite du village remonte XIIIe siècle. Il prendra définitivement le nom de Châtelneuf au XVIIIe siècle. Une appellation venant d’un château construit par le comte du Forez Guy II sur le piton rocheux de Fraisses à 1 020 m d’altitude à l’origine du village. Châtelneuf fût le siège d’une châtellenie royale quand la province du Forez passa sous la domination royale.



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