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CGPME Rhône-Alpes : le dernier mandat de François Turcas

Rhône le 04 mars 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 1420 fois

CGPME Rhône-Alpes : le dernier mandat de François Turcas
(© Angel Sanhueza)

« La valeur ajoutée de l'entreprise, c'est l'homme », plaide régulièrement François Turcas.

On pourrait dire également que la valeur ajoutée de la Cgpme Rhône-Alpes, c’est François Turcas. Alors qu’il ne présentait pas sa candidature, le chef de file des petits patrons a été élu à l’unanimité pour un nouveau mandat de trois ans. « Trois ans pour préparer la succession, car à l’issue de ce mandat, j’aurai 70 ans ». Trois ans pour mener deux chantiers importants pour les 10 000 adhérents de la Confédération.
Le premier concerne la formation professionnelle dans les PME-PMI qui emploient de 10 à 299 salariés. Le second, plus politique, renvoie à la représentativité, la fameuse « pensée économique ».  Au-delà de ces deux dossiers, François Turcas concentre ses efforts sur le triptyque innovation-formation-international. Si les enjeux demeurent, le contexte a changé. La Cgpme du Rhône, qui traditionnellement gérait le dossier international, a transmis le flambeau à l’échelon régional. « La Cgpme régionale portera désormais le flambeau de l’international, particulièrement pour ceux qui démarrent à l’exportation, insiste son président. Nous devrions, chaque année, organiser de huit à dix missions auxquelles participeraient près de 120 primo-exportateurs ».
La nouveauté porte sur le volet écologique. Dans le cadre d’un partenariat tripartite, l’Ademe et le Conseil régional missionnent la Cgpme Rhône-Alpes, qui compte 10 000 adhérents, pour sensibiliser ces derniers à la gestion de l’environnement.

L'homme au centre de l'entreprise

François Turcas compte mener ces chantiers en parallèle de ceux engagés par la Cgpme à l’échelon départemental. Au passage, l’élu du 6e arrondissement de Lyon confirme qu’il ne se représentera pas aux élections municipales. Président de la Confédération dans le Rhône, il annonce qu’il se représentera une dernière fois - c’est juré - l’année prochaine pour boucler la dernière ligne droite. Là aussi, il aura fort à faire pour préparer sa succession dans l’affirmation des valeurs de la petite et moyenne entreprise.
« Nous représentons des patrons qui ont investi leur argent, leur temps et leur savoir dans des entreprises qu’ils cautionnent directement, rappelle le directeur du développement de la Baronne Citaf. Les dirigeants du CAC 40 jonglent avec les milliards des autres, pas avec les leurs. Et s’ils ne considèrent plus les PME comme des variables d’ajustement de leurs carnets de commande, beaucoup continuent à gérer leur personnel comme une variable d’ajustement, alors que nous considérons nos collaborateurs comme une valeur ajoutée de l’entreprise. » L’homme, toujours l’homme, au centre de l’entreprise.

A.M.



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