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CGPME Isère : une éclaircie économique ne fait pas le printemps !

Isère le 05 mars 2015 - Laurent Marchandiau - Économie - article lu 204 fois

CGPME Isère : une éclaircie économique ne fait pas le printemps !
DR - François Albrieux

Une amorce de reprise pour les entreprises et un désaccord profond avec le gouvernement ainsi que le Medef au sujet des seuils de représentativité du personnel. C'est ce qui est ressorti de la traditionnelle assemblée générale de la CGPME Isère qui a eu lieu le 26 février à Grenoble.

C’est dans un contexte économique sensible ou pointe un semblant de reprise tandis que le Medef ainsi que le Gouvernement table sur la modernisation du dialogue social que s’est tenue l’assemblée générale de la CGPME Isère fin février à la chambre de commerce et d’industrie de Grenoble.

« Nous sommes actuellement dans la saison 2 de la négociation sur la modernisation du dialogue social avec un désaccord profond. Nous sommes farouchement opposés à la mise en place d’une représentativité extérieure des salariés dans les TPE de moins de onze personnes. Nous estimons que le dialogue se fait naturellement dans ces structures », confie François Albrieux, président de la CGPME Isère.

Malgré ce point d’achoppement où les débats sont en cours, l’organisation syndicale a noté auprès de ses membres une amélioration du contexte économique qui semble se dessiner. « Nous espérons beaucoup de cette reprise. Les entrepreneurs sont assez satisfaits de ce début d’année. » Au niveau local, la situation économique paraît plus inquiétante.

« Notre département a enregistré une remontée du chômage. Tandis que le Nord-Isère s’avère dynamique, le bassin grenoblois est à la peine. » Et pour cause, certains signaux ne sont pas encourageants avec notamment la problématique de la circulation sur l’agglomération. « Dernièrement, des études ont été relancées sur l’échangeur du rondeau, c’est une manière de remettre à plat le projet tandis que l’élargissement de l’A480, il ne faut pas en parler ! Nous restons donc vigilants ».

Tout n’est pas noir non plus, selon la CGPME, les entreprises iséroises hors celle du BTP, tendent à avoir une meilleure visibilité. « Nous ne reviendrons pas au niveau de 2007-2008. Les PME-PMI doivent chercher les clients plus loin voir à l’international ce qui se traduit par une dégradation de marges et une guerre des tarifs. Mais dans l’ensemble, il y a un mieux ! » conclut François Albrieux.
 

Laurent Marchandiau



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