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Ces présidents d'intercommunalités opposés à une intégration forcée

Loire le 18 septembre 2015 - Aline Vincent - Collectivités locales - article lu 22 fois

Ces présidents d'intercommunalités opposés à une intégration forcée
Copler - La zone La ZI des Jacquins fait partie des zones que ne souhaite pas mutualiser la Copler

Les présidents des communautés de communes des Vals d'Aix et Isable, Balbigny, la Copler et Pays d'Urfé s'expriment contre une intégration à l'agglomération roannaise, sans écarter des possibilités de coopérations.

« On a notre mot à dire, tiennent à affirmer ensemble les présidents des communautés de communes du centre de la Loire », Jean-Claude Tissot pour celle de Balbigny, Daniel Perotti pour le Pays d'Urfé, Hubert Roffat pour la Copler (Communauté de communes des pays entre Loire et Rhône) et Georges Bernard pour les Vals d'Aix et Isable. Ils s'opposent à la volonté du président de l'agglomération roannaise, Yves Nicolin, d'élargir encore son périmètre en le faisant coïncider avec  l'ensemble de l'arrondissement.

Une opinion qu'ils font connaître publiquement avant que ne tranche le préfet de la Loire, Fabien Sudry, le 9 octobre prochain. Il donnera alors les contours du nouveau schéma départemental. A noter que seuls les maires de Saint-Just-la-Pendue et Régny sont d'accord pour rejoindre l'agglomération roannaise élargie. Parmi les arguments que revendiquent les quatre « dissidents », figurent leurs doutes concernant la gouvernance à 119 communes. Ils craignent également de faire les frais d'une opposition entre urbain et rurale et d'être spoliés par rapport au centre de l'agglomération. Pour eux, Yves Nicolin viserait notamment la manne financière que représentent leurs communes.

Renforcer les collaborations avec l'agglomération roannaise

Or, ils souhaitent que l'impôt généré sur leur territoire y reste au lieu d'être mutualisé à cette grande communauté. Ils ont fait savoir qu'ils auraient préféré voir se poursuivre le travail réalisé depuis plusieurs années par le Scot (Schéma de cohérence territoriale) collant à une réalité du terrain.

Aujourd'hui, leur stratégie irait plutôt vers un rapprochement avec les communautés de communes du centre de la Loire et  une collaboration étroite avec les communes de Panissières (communauté de communes des Collines du Matin) ou encore Feurs (communauté de communes de Feurs en Forez). Ils ne voient cependant aucun obstacle à poursuivre la collaboration avec l'agglomération roannaise comme c'est déjà le cas actuellement à travers des  conventions. Exemple avec le tourisme aujourd'hui. Elle pourrait s'étendre à l'économie, le traitement des déchets... Ils ne se disent pas non plus hostiles à s'impliquer dans de grands équipements qu'utiliseraient leurs habitants, l'un des arguments avancé par Yves Nicolin. Verdict le 9 octobre.

Aline Vincent



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