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Centres sociaux de Vienne : la gestion en question

Isère le 26 novembre 2015 - Sevim SONMEZ - Isère rhodanienne - article lu 408 fois

Centres sociaux de Vienne : la gestion en question
Les activités des deux centres sociaux seront sérieusement impactées s'ils refusent l'externalisation de leur gestion

Même si le budget de fonctionnement pour 2016 a été bouclé tant bien que mal par les centres sociaux d'Estressin et de l'Isle, l'avenir reste incertain. La baisse drastique des subventions annoncées par la Caf et de la Ville, les oblige à revoir leur modèle de gestion afin de réaliser des économies.

Déléguer les services administratifs à un prestataire privé ou conserver la gestion budgétaire et des ressources humaines et donc son indépendance, tel est le dilemme des centres sociaux d’Estressin et de l’Isle qui doivent faire face à une baisse de leurs subventions.
Après trois réunions infructueuses entre les responsables des centres sociaux d’Estressin et de l’Isle, le maire de Vienne et la Caisse d’allocations familiales, une nouvelle tentative afin de trouver un accord pour pallier la baisse de subventions a eu lieu mercredi 25 novembre. « C’est le statu quo, résume dépité Jacky Burlat, président du centre social d’Estressin. Le maire a confirmé la baisse des subventions de 90 000 € en 2016 et 130 000 € en 2017 et le centre social doit rendre sa décision d’ici mars 2016. Une décision qui sera discutée lors du prochain conseil d’administration du 9 décembre. »
A l’heure où nous imprimons ces lignes, le maire de Vienne Thierry Kovacs que nous avons contacté, ne nous a pas fait part de ses commentaires.

La mauvaise nouvelle pour les centres sociaux viennois a été lâchée depuis plus d’un an : la Caf réduira de 5 % par an et ce durant 3 ans, les subventions de fonctionnement qu’elle versait aux centres de l’Isle et d’Estressin, gérées par des associations depuis 2005. En cause, la réduction de la dette publique engagée par l’Etat. A cette baisse s’ajoute celle de la subvention Caf dans le cadre du contrat enfance jeunesse. « D’ici 2017, entre la Caf et la ville, la baisse de subvention atteindra 30 %, souligne le directeur du centre social d’Estressin. Alors comment maintenir toutes nos activités avec moins de budget et de personnel ? », s’interroge Jacky Burlat qui estime que le personnel a déjà réalisé d’énormes efforts.

La Ville a diligenté un diagnostic et mis en place des tables rondes sur l’avenir des quatre centres sociaux et sa conclusion est évidente : mutualiser les services administratifs, en les déléguant à un prestataire extérieur, et ainsi réduire et les coûts pour continuer de répondre à la demande des usagers. Une pratique déjà mise en place pour les centres sociaux de la Vallée de Gère et de Malissol. Compte tenu du désengagement de l’Etat, la Ville de Vienne, elle a décidé de réduire de 100 000 € par an, à partir de 2016, sa dotation globale aux quatre centres sociaux. Une baisse qui correspond à l’économie qu’elle aurait réalisée si la mutualisation avait été acceptée par les deux structures associatives.
La réponse des deux présidents Jacky Burlat et Jean-Paul Fau a été claire et sans équivoque : oui pour la mutualisation des services, non pour une gestion extérieure. Les deux centres sociaux ont proposé de mutualiser leur service comptabilité permettant de réaliser une économie de 180 000 €. Mais tiennent à conserver leur indépendance en restant autonome, sous la forme associative. 
« Le bénévolat doit être synonyme de plaisir et pas celui de prendre des coups ! » déplore Jacky Burlat.
A présent, un autre impératif s’impose aux deux présidents : recruter un nouveau directeur pour les deux structures, d’ici janvier 2016. Et en attendant, la direction par intérim est assurée par Roseline Freitas à l’Isle et Sylvie Aulanier à Estressin
 

Sévim Sonmez

 



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