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Centre Hospitalier du Forez : Désaccords autour du plan de retour à l'équilibre

Loire le 15 juillet 2014 - Louis Thubert - Forez - article lu 1107 fois

L'avenir du Centre Hospitalier du Forez (CHF) se joue-t-il maintenant ? Le plan de retour à l'équilibre (PRE) de l'établissement, présenté le 10 juillet vise, par des suppressions de poste sans licenciement et une restructuration entre les deux sites de Feurs et de Montbrison, à éponger le déficit de 2,4 M€ de l'hôpital d'ici 2017.

Cinquante postes ne seraient pas renouvelés, et 30 emplois aidés non reconduits.

« C'est demandé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) », avance Sylvie Chebecal, responsable de la communication du CHF. L'ARS distribue aux hôpitaux publics les financements nécessaires à leur fonctionnement, à condition qu'ils dépassent un certain seuil d'activité. « En 2013, nous avons subi une baisse d'activité importante, beaucoup d'hôpitaux publics de Loire Sud connaissent ce problème », ajoute Sylvie Chebecal.

La CGT, qui a organisé une « manifestation éclair » vendredi 11 juillet, est opposé à ce plan. « Ce PRE, ce n'est que quelques coups de rabot au détriment de l'activité, donc des recettes », déplore Hervé Perret, délégué CGT au CHF. Pour lui, le plan ne suffira pas pour relancer le CHF, en tout cas dans les conditions actuelles, car il met à mal l'offre de soin. « Le PRE règle les problèmes économiques, mais pas l'organisation sanitaire » critique-t-il. « Il faut d'abord réunir les médecins et ensuite réfléchir à des mesures à prendre ». « Ils défendent les emplois, c'est leur rôle, souligne Sylvie Chebecal. Mais nous avons autant de contrats aidés que le CHU de Saint-Etienne, alors que nous n'avons pas la même taille ! »

Jean-Pierre Taite, maire de Feurs et président du conseil de surveillance du CHF, est lui aussi d'avis de réunir les médecins « pour faire des propositions pour être viable dans 10 ans ». Mais il n'est pas, comme les syndicalistes de la CGT, opposé au PRE : « Certaines choses proposés sont intéressantes, glisse-t-il. Il faut comprendre pourquoi il y a cette baisse d'activité. »

Ni lui, ni la direction, ni les salariés ne souhaitent la disparition du CHF, mais les logiques sont résolument différentes. Là où la direction du CHF souhaite avant tout revenir à l'équilibre, la CGT veut aller plus loin. « La fusion des hôpitaux de Feurs et de Montbrison n'a pas réglé tous les problèmes, il faut revoir l'offre de santé, mutualiser les compétences... » propose Hervé Perret. Le maire de Feurs, lui, croit en la qualité de son hôpital, et s'il admet la politique concurrentielle agressive des cliniques privés, il affirme vouloir se battre « à mains nues » pour l'existence du CHF.

Louis Thubert



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