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Catherine Bruyère, la tête de l’emploi

Loire le 03 juillet 2014 - Mathieu Ozanam - Agglomération stéphanoise - article lu 1266 fois

Catherine Bruyère, la tête de l’emploi
Catherine Bruyère conjugue une expérience dans des entreprises privées et dans la formation (D.R.)

Catherine Bruyère est originaire de Lorraine.

Mais attention aux clichés : pas du côté des bassins houillers et des friches minières, Sarrebourg regarde du côté des Vosges. La ville se trouve quasi à mi-distance de Nancy et de Strasbourg.
Ses études la conduisent vers la Bourgogne, à l’ESC de Dijon dont elle sort diplômée en 1996. Retour en Lorraine à Strasbourg où elle fait ses premières armes de chef de secteur pour Kronenbourg avant de devenir, au bout de 4 ans, chargée d’affaires chez Manpower. En 2002 Catherine Bruyère ouvre une agence immobilière pour l’enseigne Orpi. Pendant 7 ans, elle en est la cogérante, une période pendant laquelle le marché stéphanois se montre dynamique, jusqu’à laisser penser que la ville est en train de revenir dans la moyenne des prix de la région. Avant la crise de 2008. « Depuis quelques temps on sentait qu’il y avait un retournement de marché », se rappelle-t-elle. Elle se souvient aussi de l’incompréhension de son entourage professionnel quand elle a quitté le secteur immobilier.

Des idées de développement

Changement complet : elle devient conseillère en formation continue au Greta en 2009 pour 2 ans. En septembre 2011 l’Institut régional universitaire polytechnique (Irup) la recrute comme… chargée de recrutement. Elle est en charge des filières de l’économie sociale et solidaire. « Comme beaucoup de monde à l’approche de la quarantaine j’avais envie de donner du sens à ma vie professionnelle. » En prenant les commandes de Face Loire et de ses cinq autres salariés le 19 mai dernier, elle s’inscrit dans la continuité des actions déjà engagées.
Elle en a dressé le bilan 2013 lors de l’assemblée générale du mois de juin. Il lui revient de développer le club d’entreprises adhérentes de cette fondation qui travaille pour favoriser l’intégration sur le marché de l’emploi de personnes en voie d’exclusion. « Avoir davantage d’entreprises permet de donner une dynamique et pourquoi pas concerner d’autres secteurs d’activité comme l’aide à domicile, le commerce ou la grande distribution ? » Elles sont une trentaine, l’objectif pourrait être d’être une cinquantaine à terme. Catherine Bruyère souhaiterait également travailler au développement vers des publics ciblés, « mais aussi du milieu du handicap. Il y a une réelle méconnaissance qui freine leur intégration ».

Mathieu Ozanam



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