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CastMétal veut supprimer 55 emplois à Feurs

Loire le 19 janvier 2017 - Denis Meynard - Industrie

CastMétal veut supprimer 55 emplois à Feurs
Denis Meynard - La procédure de PSE doit débuter la semaine prochaine.

La fonderie forézienne du groupe Safe pourrait voir sont effectif reculer de 240 à 185 personnes dans les prochains mois.

Le groupe Safe a prévu d’organiser la semaine prochaine une première réunion d’information des représentants des salariés de l’usine CastMétal, de Feurs, pour présenter un projet de restructuration qui porte sur la suppression de 55 postes de travail. Sur ce site industriel, dont l’effectif est passé de 300 à 240 personnes au cours des deux dernières années, la majorité des postes visés par le projet de PSE sont à la production, selon un représentant des salariés. Il précise que le dernier PSE, qui portait sur moins d’une quarantaine d’emplois supprimés, remonte à 2012.

Déjà des mesures de chômage partiel

Pour justifier cette nouvelle restructuration de sa division Safe Metal, le groupe met en avant la sous-charge chronique du site ligérien. Le tonnage mensuel produit est tombé entre 250 et 300 t par mois, tandis que le chiffre d’affaires de 2016 est inférieur à 24 M€, avec une perte de près de 2,8 M€. La production est surtout constituée de grosses pièces (pesant entre 100 kg et 10 t) pour le nucléaire, le ferroviaire et les travaux publics.

Depuis environ cinq ans, des mesures de chômage partiel y sont régulièrement appliquées. Le délégué syndical CGT, Ludwig Beraud, souligne que cela se traduit par une perte de salaire de près de 300 € par mois pour les personnes concernées. Il ajoute que la nouvelle réduction de l’effectif programmée « risque à terme de condamner ce site métallurgique ». Lequel a déjà subi le départ de la société Valdi, spécialisée dans le recyclage de piles et accumulateurs. Rachetée en 2010 par le groupe Eramet, l’ensemble de son activité a été regroupée l’an dernier à Commentry, dans l’Allier.

Ludwig Beraud déplore le niveau, selon lui, très limité d’investissement réalisé ces dernières années sur l’usine de Feurs. « Uniquement de la maintenance », déclare-t-il. S’agissant de l’activité Safe Metal exercée en France, sur deux sites, dont un de moins de 200 personnes qui se trouve dans le Doubs, il estime qu’elle est concurrencée par deux unités de production espagnoles rachetées ces dernières années par le groupe Safe. Basé à Genève, ce dernier est présidé par Gérard Mura, son principal actionnaire.

Denis Meynard



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