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Captain Ludd, un design local et solidaire

Loire le 31 juillet 2014 - Emilie Massard - Agglomération stéphanoise - article lu 1894 fois

Captain Ludd, un design local et solidaire
Romain Le Liboux, Léo Vidrieu Mandrelli, Pierre Brunet-Vogel et Paul Buros composent ce collectif (D.R.)

Les quatre amis se sont rencontrés sur les bancs de l’Ecole supérieure d’art et design de Saint-Etienne.

S’ils ne sont pas Stéphanois à l’origine, tous les quatre ont souhaité rester à Saint-Etienne pour y développer leur activité professionnelle.
Ils travaillent chacun de leur côté en « freelance », mais ils ont également choisi de se regrouper en collectif pour développer certains aspects de leur activité. « Nous avons chacun des spécialités dans le design produit, graphique ou industriel, explique Paul Buros. Nos compétences complémentaires nous permettent de répondre plus facilement à certains appels à projet. Grâce à notre matériel, notre objectif est de pouvoir être indépendant sur les phases de conception, de prototypage et de consolidation. » Une émulation qui leur permet aussi de chercher sans cesse de nouvelles techniques et de « toujours apprendre ».
Depuis la création du collectif, ils ont réalisé de nombreux projets de mobilier, des chartes graphiques, des objets numériques ou encore des affiches sonores pour des clients aux profils divers. Mais mutualiser leurs compétences n’était pas leur seul objectif lorsqu’ils créent le collectif en avril dernier. Pas question de rester tous seuls dans leur coin, c’est donc avec une vraie volonté d’ouverture qu’ils se mettent en relation avec l’association Rue du Développement Durable, qui mène depuis quelques années des actions de redynamisation du quartier du Crêt-de-Roc et plus particulièrement du secteur de la place de l’Attache-aux-Bœufs, pour trouver un local. Depuis quelques mois, c’est donc au 16 de la rue Roger-Salengro, aux pieds des marches qui mènent au Crêt-de-Roc, que Captain Ludd a désormais pignon sur rue. Un local que le collectif souhaite le plus ouvert possible, puisqu’il souhaite proposer des ateliers pour les enfants autour de leur activité (impression, travail du bois, sérigraphie, etc.).
« Pour un public plus âgé, nous souhaitons travailler sur leurs propres projets et les accompagner dans la conception », ajoute Léo Vidrieu Mandrelli. Le collectif souhaite également ouvrir son local au co-working, pour accueillir d’autres professionnels et mutualiser l’espace et le matériel. « Cet aspect sera mis en place à la rentrée », précise Paul Buros. « L’objectif est de faire de cet espace un vrai lieu ressource où on peut avoir des outils à sa disposition : machines (impression, sérigraphie, etc.),  plans, documents ou livres, etc. ».  Le collectif semble avoir trouvé sa place dans le quartier et compte bien travailler avec les associations locales pour continuer à dynamiser le secteur.

Emilie Massard



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