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Capi-Nord-Isère : Le Maroc face à ses villes nouvelles

Isère le 17 février 2015 - Eric Séveyrat - Actualités - article lu 1103 fois

Capi-Nord-Isère : Le Maroc face à ses villes nouvelles
J.S. - - A la station d'épuration de Bourgoin-Jallieu, le ministre marocain (au centre) a été très intéressé par la gestion inf

Conduite par Mohammed Nabil Benabdallah, Ministre de l'habitat et de la politique de la ville, une délégation marocaine a été l'hôte de l'Agglo Porte de l'Isère pour mieux connaître le mécanisme d'une ville nouvelle.

En 2009, des liens étroits étaient tissés entre Villefontaine et la Capi avec la ville nouvelle de Tamansourt, proche de Marrakech au Maroc. « Le but est un partage d’expérience et d’expertise dans le développement durable, les énergies renouvelables, les transports collectifs, la mise en place de zones d’activités et la politique sociale » explique Raymond Feyssaguet, maire de Villefontaine. Et les retours d’expérience, les Marocains en sont friands. « La politique de la ville c’est nouveau chez nous.

Preuve en est que nous plaidons pour un dispositif semblable à votre Agence nationale pour la rénovation urbaine »  avoue Mohammed Nabil Benabdallah, ministre marocain de l’habitat.  Accompagné par Mina Azerki, directrice générale du ministère, Hicham Berra, directeur général en charge de la politique de la ville,  El Bachir Hammoumi, directeur général de la ville nouvelle de Tamansourt, et Chatika El Habti, consule générale du Maroc à Lyon, c’est le vécu des bâtisseurs de l’ex-ville nouvelle qu’il a recueilli « pour ne pas répéter chez nous les erreurs commises ici ». En présence de Jean Papadopulo, président de la Capi, Nadine Delage a parlé de l’emploi et Michel Rival de l’habitat avant que Raymond Feyssaguet ne s’étende sur l’accompagnement social. Le ministre marocain en a pris note.

« Depuis 15 ans, le Maroc fait un effort monumental pour rattraper le temps perdu. Les défis sociaux sont d’importance, à commencer dans notre système éducatif dont il faut analyser les échecs » dit-il. S’il reconnaît, s’agissant de l’emploi,  « le rôle de l’industrie informelle », M. Nabil Benabdallah met en avant « la stratégie d’accélération industrielle avec l’objectif de créer 500 000 emplois ». Mais, alors que 360 000 logements sociaux sont sortis de terre au  royaume chérifien ces dernières années, voici que les villes nouvelles apportent un élément de réponse à l’exode rural. Mais les quatre villes nouvelles  sorties de terre au Maroc sont nées d’opportunités foncières, pas d’un besoin clairement exprimé. D’où des difficultés à résoudre au plus tôt.  En présence du sous-préfet Thierry Démaret, la délégation a visité la station d’épuration de Bourgoin-Jallieu, recueillant des éléments de solution aux problèmes qu’un Maroc dynamique se doit de résoudre.

Jacques Savoye

 



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