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Capi : les indemnités font débat

Isère le 29 juin 2014 - Jacques Savoye - Nord-Isère - article lu 827 fois

En 2008, André Borne (alors maire-adjoint socialiste de Bourgoin-Jallieu) avait souhaité que l’enveloppe des indemnités de fonction des élus à la Communauté d’agglomération soit partagée en 101 parts égales, soit en autant de délégués communautaires.

Un vœu resté sans suite  et qu’il a réitéré en soirée du mardi 20 mai alors que l’assemblée, qui ne compte désormais que 68 membres, délibérait sur les indemnités de fonction liées au mandat 2014-2020. Pour la seconde fois, c’est à une fin de non-recevoir qu’il s’est heurté malgré le soutien d’Eugène Rey (Meyrié) et de la députée Joëlle Huillier (Villefontaine). Sujet délicat s’il en est, les indemnités de fonction des élus (qui sont soumises à l’imposition) ont donc nourri le débat avant d’être adoptées par 59 voix contre 9 abstentions.
C’est ainsi que le président Jean Papadopulo percevra une indemnité mensuelle de 3 864 €, chacun des 15 vice-présidents étant indemnisé à hauteur de 1 229 € / mois. Enfin, chaque conseiller délégué touchera 614 €/mois. « L’élu qui bénéficie d’une indemnité de fonction ne peut prétendre au remboursement de ses frais de déplacement ni à la prise en charge financière de ses absences professionnelles pour exercer son mandat » précisait néanmoins le président. Le débat indemnitaire achevé, les élus communautaires désignaient leurs représentants au sein de divers organismes. Ainsi, Joël Grisollet (L’Isle-d’Abeau) sera l’un des délégués au Schéma de cohérence territoriale du Nord-Isère dont il briguera la présidence. De même, Michel Bacconnier (St. Quentin-Fallavier) sera candidat à la présidence du Syndicat d’aménagement et de gestion des aires pour les gens du voyage. Une responsabilité qui ne s’annonce pas de tout repos tant s’amplifient les flux migratoires qui peuvent atteindre jusqu’à des convois de 400 caravanes. « Il faut s’attendre à des mois difficiles » estime Guy Rabuel (Ruy-Montceau) qui, au prix d’une récente expérience, a mesuré quel est le poids réel des services de l’Etat en cas d’occupation subite et illégale d’un terrain par les gens du voyage. « Nous héritons d’un problème strictement communal » déclarait-il non sans qu’il soit rappelé que le coût des aires de stationnement des gens du voyage sur le territoire de la Capi atteint 400 000 €/an. Soit 4 euros par habitant.

Jacques Savoye



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