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Cantons : recours contre le redécoupage

Loire le 22 avril 2014 - Louis Thubert - Actualités - article lu 165 fois

Cantons : recours contre le redécoupage
Les cantons de la Loire ont été redécoupés par la majorité nationale en début d'année (D.R.)

Alors que la réforme des collectivités territoriales a été annoncée à Matignon, dans le canton de Montbrison, une grogne était déjà lancée.

Essertines-en-Châtelneuf et Champdieu devraient être rattachés en 2015 au canton de Boën-sur-Lignon. « Pour des raisons démographiques selon la préfecture, ce que nous comprenons, explique Patrice Couchaud, maire de Champdieu. Mais la limite nord du canton de Montbrison serait Montbrison elle-même ! »

« Incohérence géographique »

Avec son collègue Henri Meunier, maire d'Essertines, il a déposé un recours devant le Conseil d'Etat. Les deux élus ont bon espoir de le voir aboutir. Et le 18 avril à 18 h, les habitants des deux communes sont invités à signer une pétition contre le nouveau découpage, à la mairie de Champdieu. Patrice Couchaud déplore une « incohérence géographique ». « Le bassin de vie de Champdieu et d'Essertines est tourné vers Montbrison, nous faisons partie du Montbrisonnais !, tempête-t-il. Nous avons des investissements en commun ! » Il cite le Sipem, Syndicat intercommunal de production d'eau potable du Montbrisonnais, auquel appartient Champdieu depuis 2013. « Si on est rattaché au canton de Boën, on aurait travaillé différemment ! » Le centre de loisirs de Champdieu est aussi géré par la MJC du Montbrisonnais.
Le conseil général s'oppose également à ce rattachement : l'unanimité des conseillers généraux ont proposé un amendement pour le rattachement d'Essertines et de Champdieu au canton de Montbrison. Le conseil général a, de plus, déposé un recours devant le Conseil d'Etat, en plus de celui des maires. Quand on l'interroge sur l'utilité de déposer plusieurs recours, Pascal Couchaud déclare : « nous avons un statut différent de celui du conseil général ». C'est l'avenir qui inquiète le plus Patrice Couchaud : « on nous dit que ce découpage n'aura pas d'incidence sur la carte scolaire. Qu'en sera-t-il demain ? La décision a été prise par des technocrates, sans prendre en compte la vision du bassin de vie.»

Louis Thubert



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