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Campagne: dernier acte

Isère le 28 mars 2014 - La Rédaction - Région grenobloise - article lu 1509 fois

[caption id="attachment_332021" align="alignnone" width="455" caption="Eric Piolle"][/caption] Rarement à Grenoble, une campagne municipale avait eu autant de rebondissements.

[caption id="attachment_332021" align="alignnone" width="455" caption="Eric Piolle"][/caption]

Rarement à Grenoble, une campagne municipale avait eu autant de rebondissements. Alors qu’il était annoncé en tête dans tous les sondages, Jérôme Safar, le « successeur naturel » de Michel Destot, n’a finalement atteint que la seconde place à l’issu du premier vote des grenoblois, avec 25,53% des voix, contre 29,41% à l’écologiste Eric Piolle. A droite, on note sans surprise le passage de l’UMP-UDI Matthieu Chamussy (20,86%) pour le second tour. Plus inédit, la qualification de la liste de Mireille d’Ornano (12,56%), avec l’étiquette du Front National.
Une quadrangulaire s’annonçait donc à Grenoble dimanche soir…A moins que les deux candidats arrivés en tête ne parviennent à un accord. Et c’est là que les nouveaux rebondissements interviennent. Car le candidat Jérôme Safar se trouvait coincé entre deux feux : sa volonté de mener sa liste jusqu’au bout et de conduire ses idées comme sa personne à la mairie, et les consignes de rassemblement venues de Solférino. Finalement, mardi soir à 18h, la nouvelle tombait : pas d’alliance, une quadrangulaire, et au passage, le retrait de l’étiquette socialiste pour la liste Safar.
Durant la semaine, la campagne continue donc. Pour Eric Piolle qui multiplie les visites en entreprises, histoire de refreiner les craintes de ceux qui ne le disent pas compatible avec le développement économique. Pour Mireille d’Ornano, dont le fait de figurer de nouveau au conseil municipal est déjà une victoire. Mais aussi pour les deux challengers. Jérôme Safar a reçu cette semaine de nombreux soutiens d’acteurs issus du monde politique, de la recherche, de l’industrie et de l’économie, de la culture, de l’artisanat, et des différentes communautés. Certains acteurs de la vie économique déclaraient même devant le public : « D’habitude, je vote à droite, mais compte tenu de la situation... » Et au principal intéressé d’ajouter : « J’ai dit non pour vous. J’aurai pu céder au confort de voir ma candidature soutenue pour la présidence de la Métro, mais comment diriger alors qu’Eric Piolle et moi ne sommes pas d’accord sur tous les grands dossiers ? »
Cette campagne aura aussi eu le mérite de mettre d’accord Matthieu Chamussy et Jérôme Safar sur leur adversaire commun. Mercredi, le candidat UMP s’adressait à la presse dans son local de campagne. « Maintenant que les grenoblois ont découvert le visage d’Eric Piolle, il faut que les grenoblois découvrent son programme.» M.Chamussy dévoilait aussi le rapprochement de nouveaux soutiens, certains issus de la liste de Denis Bonzy, d’autres de celle de Philippe de Longevialle. Sans compter les visites cette semaine d’Hervé Gaymard et Michel Barnier. Matthieu Chamussy qui voit en cette élection, « Soit un grand danger soit une chance formidable car nous irons soit vers le déclin, soit vers le renouveau. Le parti socialiste est à terre, nous sommes le dernier rempart. C’est une chance historique pour Grenoble de basculer à droite. »
Avant d’en arriver là, les candidats se sont de nouveau rencontrés lors de débat, et ont défendu leurs idées, car la campagne ne sera close qu’à minuit ce soir…Et la victoire se jouera dans les urnes. Verdict dimanche, sur www.lessor.fr



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