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C2FT suspendu à l'offre d'Anderton Castings

Loire le 17 juin 2015 - Denis Meynard - Économie - article lu 2220 fois

C2FT suspendu à l'offre d'Anderton Castings
Denis Meynard - C2FT a connu un moment de tension avec son actionnaire Sifcor, le 9 juin, concernant le financement du PSE

Cinquante-six salariés de l'usine d'Andrézieux-Bouthéon devraient être repris et près de 70 licenciés.

Les quelque 125 salariés de C2FT doivent attendre jusqu’au 24 juin pour connaître la décision du tribunal de commerce de Saint-Etienne, mise en délibéré, concernant l’unique offre de reprise de leur entreprise, en redressement judiciaire depuis mars. Ce mercredi, Pierre Dubeauclard, 77 ans, diplômé de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, installé depuis de nombreuses années aux Etats-Unis, et son épouse, Solange Vermorel-Dubeauclard, ont présenté leur proposition aux juges consulaires. La SAS Anderton Castings, qu’ils ont prévu d’immatriculer au Registre du commerce et des sociétés de Saint-Etienne, dont la présidence sera confiée à un ancien cadre de Renault, Sébastien Rousseau, accepte finalement de reprendre 56 salariés. Parmi les 70 autres, 30 pourraient toutefois ne pas être licenciés si le repreneur obtient dans les prochaines semaines l’engagement écrit d’une commande d’un gros équipementier automobile.

Afin de parvenir à une issue favorable, les services de la Direccte ont pour leur part proposé le financement par les pouvoirs publics de mesures de chômage partiel et de formation pour 86 salariés sur le second semestre 2015, représentant l’équivalent de près de 700 000 euros. Par ailleurs, plusieurs dizaines d’autres embauches sont prévus début 2016 dans le cadre de l’important contrat sur cinq ans en attente de confirmation.

Coté constructeurs européens, la réunion de conciliation organisée le 9 juin à Paris avec Audi (dont la forte baisse du prix d’achat des pièces a mis C2FT en difficultés) ne semble pas partie pour aboutir. L’entreprise ligérienne a perdu d’un coup avec le constructeur allemand près de 70% de ses débouchés. Cela aurait pu être pire si Peugeot n’avait pas accepté in extremis de maintenir jusqu'à fin décembre son niveau de commandes actuel.

A contrario, un client tel que Chrysler (groupe Fiat), avait fait mercredi le déplacement au tribunal de commerce de Saint-Etienne pour exprimer le souhait de continuer à travailler avec le fabricant stéphanois de pièces de liaisons au sol en aluminium. Au moins pendant les cinq prochaines années.

 



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