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C'était le show des mamies roulantes !

Isère le 10 mai 2015 - Jacques Savoye - Nord-Isère - article lu 444 fois

C'était le show des mamies roulantes !
jacques Savoye - Construite en 1913 à Jallieu, la torpédo Diederichs a été la star de l'exposition.

Construite en 1913 à Jallieu (qui n'était pas encore jumelé avec Bourgoin), la torpédo Diederichs a été la star du rassemblement de véhicules anciens organisé par les Amateurs dauphinois d'automobiles de collection.

Célèbre pour sa Dyna et les modèles qu'elle a engendrés dans les années cinquante (la PL 17, la PL 24), la marque d'automobiles Panhard et Levassor aurait eu 150 ans cette année si elle n'avait été absorbée par Citroën en 1964.  Cet anniversaire a servi de thème au rassemblement et à la bourse d'échanges organisés à Bourgoin-Jallieu par l'Adac, ces amateurs dauphinois d'automobiles de collection que préside Serge Pilloix. Près de 400 véhicules d'une autre époque ont ainsi raconté l'histoire de l'automobile à des centaines de visiteurs. Certes, les différents modèles sortis des usines de René Panhard et d' Emile Levassor illustraient cet anniversaire, à l'image d'un exemplaire unique doté du moteur sans soupapes qui fit l'originalité du constructeur français. Celui-ci travailla également pour l'armée comme en témoignait l'automitrailleuse EBR 90 dont les 1 200 exemplaires participèrent, à partir de 1954, à différents conflits comme la guerre d'Algérie, la crise de Bizerte et la guerre du Sahara occidental.

Mais c'est une production locale qui fut la star de la journée. En effet, la torpédo Diederichs est une authentique production locale pour être sortie des ateliers de Jallieu (qui n'était pas encore jumelé avec Bourgoin) en 1913. L'entreprise Diederichs, qui se spécialisa plus tard dans les métiers à tisser, ne construisit que soixante exemplaires de ce véhicule dont la production fut stoppée par la Première guerre mondiale. Cette automobile à pétrole, dont il n'existe plus qu'un exemplaire en état de marche, était présentée par son heureux propriétaire Albert Reypin. Patiemment, ce garagiste berjallien a lui-même remis en état cette pièce unique, témoin d'un savoir-faire qui aurait pu faire de Bourgoin et de Jallieu la capitale française de l'automobile.

Jacques Savoye



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