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Bruno Besançon, gardien de l'âme de la Presqu’île lyonnaise

Rhône le 29 avril 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 1267 fois

Bruno Besançon, gardien de l'âme de la Presqu’île lyonnaise
(© A.S.)

Rien ne prédestinait ce Bourguignon à gérer un centre urbain.

Enfant de la campagne et passionné de nature, Bruno Besançon est écologue de formation, avec une spécialité en biologie des populations et des écosystèmes. « Je courais après les oiseaux pour observer et étudier leurs caractères sexuels et leurs défenses immunitaires », raconte-t-il en évoquant ses études, qui lui ont certes plu mais qui n’offraient pas beaucoup de débouchés. Et, surtout, qui ne lui promettaient pas beaucoup de contact et de lien social.
Alors il enchaîne par un master de développement local à Metz, puis travaille comme consultant sur des problématiques de développement économique, de stratégie territoriale, et des programmes de réhabilitation de l’habitat en Franche-Comté. Il intègre ensuite la communauté d’agglomération du Pays voironnais pour accompagner les entreprises dans leurs projets. Et il poursuit son chemin à l’Aradel, l’Association Rhône-Alpes de développement économique local, pendant six ans, au cours desquels il participe à l’animation du réseau. Ce travail de relations l’éloigne un peu du terrain et il décide de s’en rapprocher en devenant directeur de Tendance Presqu’île.
Association de management du centre ville de Lyon, Tendance Presqu’île est financée, d’une part par la Ville de Lyon, le Grand Lyon, la CCI, la chambre de métiers et l’Etat, et d’autre part par les 205 adhérents privés que sont les boutiques, banques, agences immobilières, entreprises de service et enseignes. Avec un budget annuel de 300 000 €, elle est partenaire des grands événements qui contribuent à l’attractivité de la ville.
« Notre rôle est de développer l’attractivité de la Presqu’île avec des actions de gestion des projets urbains et commerciaux, explique Bruno Besançon. Nous avons ainsi joué l’interface entre les commerçants et les entrepreneurs lors des travaux de la place des Jacobins. Nous avons participé aux réunions de chantiers pour pacifier les débats afin que la vie continue pour tous durant cette période. Nous avons établi un dialogue entre tous les intervenants. Tendance Presqu’île s’est positionnée comme un conciliateur entre les divers corps de métiers regroupés autour de la place. » L’opération sera renouvelée pour les prochains travaux prévus rue Victor-Hugo, avec la réfection des façades, l’aménagement des rives de Saône et la réhabilitation de l’hôtel-Dieu.
Pour accompagner les commerçants dans leur développement, Tendance Presqu’île édite, chaque année, un « guide shopping » qui permet aux habitants du Grand Lyon et aux touristes de découvrir l’offre commerciale de la presqu’île, depuis le bas des pentes jusqu’à la place Carnot. Toutes les boutiques sont répertoriées sur le site Internet (www.mypresquile.com).
D’autre part, des actions de développement durable sont initiées par Tendance Presqu’île, notamment le service de livraison à vélo, Free’dom, des avantages sur les transports en commun pour les adhérents en partenariat avec le Sytral, des abonnements pour nettoyer les tags, des réponses aux problèmes de propreté et de sécurité, un projet de réduction de la pollution lumineuse.
Bruno Besançon place également l’offre touristique au rang des priorités : « Nous devons améliorer la qualité de l’accueil par les commerçants et les habitants pour renforcer l’image de la ville ». Et parmi les nécessités, une renaissance des rues Grolée et Carnot. Sur ce quartier en suspens, le directeur de Tendance Presqu’île reste réaliste : « Il n’est pas nécessaire de viser le luxe, même si une montée en gamme s’impose. Lyon est une destination shopping que les touristes viennent chercher. La diversité de l’offre ne pourra que motiver les commerçants ». Pour Bruno Besançon, la Presqu’île doit, coûte que coûte, garder son âme.

A. G.-P.



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