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Brasseur Terre de Bière : « un gros parmi les petits »

Rhône le 23 mars 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 2365 fois

Brasseur Terre de Bière : « un gros parmi les petits »
Florent Langloy devant sa gamme de bières (D.R.)

L’histoire de Terre de bières débute en 2008.

Florent Langloy, qui a travaillé comme brasseur au Café du Marais à Villefranche, a mis en place le brassage à la brasserie Georges à Lyon et a dirigé le café Chanteclerc à la Croix-Rousse, décide de profiter d’une opportunité. Le Chantelerc stoppe sa production et confie l’opération à Heineken. Florent Langloy achète le matériel et retourne en Calade, s’installer à Limas avec sa compagne.
Le travail ne manque pas. Un apprenti, Frédéric Julié, est embauché et devient rapidement associé. Il faut dire que l’homme est également passionné. Après avoir « papillonné » dans les études, il a intégré une licence pro en agronomie uniquement pour prétendre au sésame du stage en entreprise et travailler dans la bière ! Aujourd’hui, pour la technique, la société accueille un autre apprenti, en licence pro « qualité sécurité en production agroalimentaire, option brasserie-malterie ».
Pour le commerce, c’est une stagiaire d’école de commerce qui est à l’œuvre, pour pallier au départ prochain de Frédéric Julié. Tous ont à cœur de promouvoir la bière artisanale, c’est-à-dire une production quantitativement limitée, qualitativement très surveillée et gustativement originale. Ils ne sont pas les seuls d’ailleurs. Les micro-brasseries se multiplient ces dernières années. « C’est difficile. Pour du matériel neuf, il faut compter 100 000 € d’investissement. Alors certains commencent avec un tank à lait ! », s’exclame Frédéric Julié.
Quelles que soient les méthodes employées, l’enthousiasme est de rigueur. Rhône-Alpes est la première région en micro-brasseries ! Dans le Beaujolais, on recense Terre de bières à Limas, Prisca à L’Arbresle, L’affoleuse à Saint-Cyr-le-Chatoux et Le Ninkasi à Tarare. Avec des différences notables entre les établissements. La brasserie Ninkasi brasse tout de même 6 600 hl contre 580 hl pour Terre de bières. Mais avec un point commun : alors que le marché de la bière s’affaisse au global, la niche des micro-brasseries progresse toujours. Signe que la demande pour les produits locaux est forte et que les bières de spécialité plaisent.
Chez Terre de bières, on propose six bières à l’année  - blonde, blanche, rousse, ambrée, triple (noire), caladoise (blonde forte) -, plus une bière par saison : miel de châtaigne et châtaignes à Noël, cannelle et écorces d’orange amère au printemps, cerise en été, pêche de vigne à l’automne. Cette bière est majoritairement commercialisée en fût, notamment la blonde, vendue largement aux associations et clubs sportifs du Beaujolais, de Lyon et de l’Ain. Depuis un an et demi, l’entreprise développe la vente à la bouteille avec l’idée d’équilibrer les volumes avec les fûts. Sur ce conditionnement, les clients sont les particuliers en vente directe, les cavistes et épiceries fines, quelques bars (la vente en fût est impossible au regard des contrats d’exclusivité qu’ils ont avec des industriels) et même la grande distribution puisque l’entreprise livre une douzaine de Casino en direct, plus le Leclerc de Saint-Georges-de-Reneins. Le chiffre  d’affaires a atteint 175 000 € en 2013, ce qui fait dire à Frédéric Julié que « Terre de bières commence à faire partie des gros parmi les petits » !

A.R.



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