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Bourgoin-Jallieu : Une métropole pour une stratégie du Nord-Isère

Isère le 18 janvier 2011 - Jacques Savoye - Nord-Isère

Bourgoin-Jallieu : Une métropole pour une stratégie du Nord-Isère
Une politique de rigueur suscitant chasse au gaspi et réduction de l'endettement sera, cette année, au menu des Berjalliens. Le maire l'a annoncé lors de ses voeux à la population. Mais, et plus que jamais, il milite pour la création d'une métropole permettant la mise en oeuvre de la stratégie du Nord-Isère.

S'il n'a pas promis, comme le fit naguère Winston Churchill aux Britanniques  « du sang et des larmes » à ses administrés, Alain Cottalorda n'a pas donné dans l'optimisme lors de ses vœux à la population.

S’il n’a pas promis, comme le fit naguère Winston Churchill aux Britanniques  « du sang et des larmes » à ses administrés, Alain Cottalorda n’a pas donné dans l’optimisme lors de ses vœux à la population. Aux avatars qui animent le quotidien du club de rugby se sont soudain ajoutées les suppressions d’emplois (300 selon l’élu) annoncées chez Photowatt, le spécialiste de l’énergie photovoltaïque qui est aussi le plus important employeur de la ville. Une situation économique qui a donc servi de détonateur à l’élu socialiste, n’hésitant pas à décocher quelques flèches  à l’endroit de ses adversaires quand bien même il a reconnu l’utilité de la réforme des retraites, déplorant toutefois l’absence de concertation de l’Etat.  « La désespérance sociale s’installe » déclarait-il, évoquant « le risque d’un décrochage majeur », dénonçant «des frontières ouvertes à tous les vents alors que d’autres pays se donnent des moyens de protection à l’inverse de l’Europe ». La fiscalité était également dans le collimateur du maire de Bourgoin-Jallieu déplorant qu’elle frappe davantage les ménages que les grosses entreprises du Cac 40.

Dans l'attente de jours meilleurs

Mais, et pour ce qui est du local, c’est également de rigueur qu’a parlé M. Cottalorda, par ailleurs confronté à la grogne du personnel municipal CGT. « Nous avons engagé une politique de rigueur visant à réduire de 1 à 2 M€ l’endettement de la commune » annonçait-il. Autant dire que le conseil municipal resserrera les boulons partout où cela sera possible.  Engagée en 2010, la rénovation du gymnase de Pré-Bénit sera poursuivie tandis que celle des tennis couverts sera mise en œuvre. Pour le reste, les Berjalliens devront attendre des jours meilleurs. Certes, le théâtre, détruit par les flammes au printemps, sera reconstruit mais nul ne sait où et quand tandis qu’un groupe scolaire de 12 classes, promis lors des élections de 2008, devrait sortir de terre d’ici 2014 sur l’ancien site Diéderichs. Enfin, la grande affaire de 2011 sera le transfert de l’actuel Centre hospitalier Pierre Oudot au Médipôle, élus et population n’étant toutefois que spectateurs de cette opération étrangère aux décisions municipales.

 Mais, et pour Alain Cottalorda, l’avenir de la ville qu’il administre passe par cette métropole européenne en gestation avec le Grand Lyon, Saint-Etienne, le Pays viennois et la Capi. « Une métropole regroupant 140 communes et quelque 2 millions d’habitants qui permettra de mettre en œuvre une stratégie pour le Nord-Isère », affirmait-il.

Jacques Savoye



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