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Bourgoin-Jallieu : Pas d’augmentation des impôts locaux

Isère le 20 avril 2014 - La Rédaction - Nord-Isère - article lu 1300 fois

A Bourgoin-Jallieu, en prélude au débat d’orientation budgétaire, le maire Vincent Chriqui a confirmé son intention de ne pas augmenter les taux des impôts locaux. Alors que l’Etat impose de nouvelles contraintes aux collectivités locales sans en faciliter le financement et que la « vague bleue » a mis un terme, à Bourgoin-Jallieu, à 40 années de gestion socialo-communiste, il fallait bien que la politique politicienne refasse surface lors du premier conseil municipal issu des dernières élections.

A Bourgoin-Jallieu, en prélude au débat d’orientation budgétaire, le maire Vincent Chriqui a confirmé son intention de ne pas augmenter les taux des impôts locaux.
Alors que l’Etat impose de nouvelles contraintes aux collectivités locales sans en faciliter le financement et que la « vague bleue » a mis un terme, à Bourgoin-Jallieu, à 40 années de gestion socialo-communiste, il fallait bien que la politique politicienne refasse surface lors du premier conseil municipal issu des dernières élections. Le débat d’orientation budgétaire étant au programme, nul n’éluda les causes et les conséquences de la politique d’austérité qui, fixée par le gouvernement, impactera les finances locales via la baisse de certaines dotations. Ainsi, Frédérique Pénavaire (PCF) et André Borne (PS) ne s’en privèrent pas, l’une mettant l’accent sur « le dérapage sans précédent du déficit public entre 2007 et 2011 », l’autre évoquant « une France dont les finances ont plongé dans le très rouge depuis ces 15 dernières années ».
Pour sa part, Olivier Dias, adjoint aux finances, rendait au débat son caractère local, dénonçant « les mauvaises habitudes prises par 43 ans de socialisme, l’encours de la dette s’élevant à 35,5 M€ et les engagements considérables pris par l’ancienne municipalité et qu’il faut assurer ». Ainsi, ne sont pas remis en cause la réhabilitation de Champ-fleuri (3,5M€ en 2014), l’achèvement du nouveau groupe scolaire (3 M€) et l’aménagement de la salle polyvalente en salle de spectacles (838 700 €) pour ne citer que ces chantiers. Si 200 000 € sont programmés pour la vidéo-protection («Nous mènerons une vraie politique de sécurité » rappelle le maire), l’inconnue reste la réforme des rythmes scolaires. « Le projet n’étant pas abouti, aucun chiffrage en dépenses et en recettes n’est pour l’heure disponible » précisait l’élu estimant localement à 600 000 € le coût de cette décision gouvernementale. La nécessité de maîtriser un budget dont l’essentiel a été dressé par la municipalité sortante n’amènera aucune augmentation du taux des impôts locaux. Vincent Chriqui s’y est engagé lors de la campagne électorale et l’a confirmé. Toutefois, si les Berjalliens constataient une augmentation des « 3 vieilles », celle-ci serait due à la loi de finances promulguée par le gouvernement, ce texte modifiant les bases servant au calcul des impôts locaux. Enfin, et en harmonie avec le Code général des collectivités territoriales, l’assemblée a fixé le montant des indemnités des élus. Il a été décidé de limiter à 4 000 €/mois brut (au lieu de 4 694€) celle du maire et de ramener de 1 860 €/mois à 1 200 €/brut celle des adjoints. Les 9 conseillers municipaux délégués percevront 600 €/mois et les autres élus de la majorité 228 €/mois. Ces indemnités sont soumises au paiement de la CSG, de la CRDS et de l’impôt sur le revenu. Les élus de l’opposition ne perçoivent aucune indemnité. Ce qui était le cas sous la précédente municipalité.
J.S.



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