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Bourgoin-Jallieu - Les finances locales au peigne fin

Isère le 10 mai 2014 - Jacques Savoye - Nord-Isère - article lu 490 fois

Résoudre la quadrature du cercle : c’est le problème qui se pose à la majorité conduite par Vincent Chriqui qui a adopté le budget primitif 2014 de la ville, un budget très largement élaboré par les… sortants ! Ce budget, conçu sans augmentation des taux des impôts locaux, s’équilibre à 49 970 036 € pour la section de fonctionnement et à 31 594 024 € pour la section investissement.

Au titre du fonctionnement, les salaires du personnel communal s’élèvent à 15 446 000 € et les charges financières (intérêts des emprunts) à 1 194 413 €. Les recettes sont majoritairement alimentées par les impôts (24 068 660 € dont 14 200 434 € issus des taxes locales dont les taux, le maire l’avait promis, restent en l’état) mais également par des emprunts à hauteur de 5 960 840 €. S’agissant des investissements, les nouveaux élus les limitent cette année aux programmes engagés par la municipalité Cottalorda. Il s’agit de la réhabilitation des anciennes écuries (transformées en bureaux situés de plain-pied pour un meilleur accueil du public) pour 1 148 650 €, de l’achèvement du groupe scolaire des Lilattes (2 967 405 €) dont l’ouverture est annoncée pour la rentrée et de l’extension de plusieurs écoles (850 000 €). La poursuite de la rénovation urbaine de Champ-fleuri est programmée à hauteur de 3 284 291 €. De même, plus de 800 000 € seront investis dans des aménagements de la salle polyvalente appelée à supplanter pour quelque temps le théâtre Jean-Vilar dont ne subsiste qu’un espace vierge de ses ruines. Si André Borne et ses amis de l’opposition se sont abstenus de voter ce budget, ils ont dit « oui » aux 989 163 € de subventions attribuées aux acteurs de la vie associative sachant que, cette année, les subventions attribuées en 2013 à titre exceptionnel n’ont pas été reconduites.  Il est vrai que les temps sont difficiles et, considérant que l’endettement de la ville est supérieur à 35 M€, l’heure n’est plus aux largesses inconsidérées. D’ailleurs, c’est pour ne rien ignorer de la réalité des finances communales qu’un audit va être demandé à un cabinet spécialisé. Les comptes seront donc passés au peigne fin, les résultats de cet inventaire devant être connus à l’automne.

Jacques Savoye



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