Bourgoin-Jallieu - Les Echalas dauphinois pour le patrimoine

Isère le 19 octobre 2011 - La Rédaction - Nord-Isère - article lu 769 fois

Bourgoin-Jallieu - Les Echalas dauphinois pour le patrimoine
A Bourgoin-Jallieu, autour des Echalas dauphinois les représentants d'autres confréries.

Les vins des Balmes dauphinoises avaient besoin d’un ambassadeur : ils l’ont trouvé en 1997.

Cette année-là, un groupe de passionnés et de défenseurs du terroir adhérait à l’idée lancée par un restaurateur : la confrérie des Echalas dauphinois voyait le jour. L’échalas étant, selon la définition du dictionnaire, « un pieu servant de tuteur à la vigne », son nom s’adaptait parfaitement à la nouvelle confrérie dont Noël Martin, vigneron à Saint-Chef, était promu Grand maître haut dignitaire. Depuis, les Echalas, drapés dans leur cape aux couleurs du Dauphiné (bleu et jaune), le taste-vin retenu autour du cou par un ruban et le pieu-tuteur dans une main, ne cessent de vanter les trésors gastronomiques, culturels et touristiques du terroir nord – isérois.
Bien entendu, la promotion du vin des Balmes-dauphinoises (qui a droit depuis l’année dernière à une Indication géographique protégée) reste l’objet principal de leur action. « Mais attention : promouvoir ce breuvage issu de notre terre ne veut pas dire s’enivrer. Il faut le déguster avec modération. Il en va de même pour les charcuteries qui l’accompagnent. Manger est une chose, se goinfrer en est une autre! »  insiste Noël Martin. Et le Grand maître en veut pour preuve le serment que prête chaque nouvel intronisé. Le respect de la nature, l’amour du terroir et la fierté du bien – vivre en sont les grandes orientations. Michel Sastre, ingénieur en retraite demeurant à St.-Marcel-Bel-Accueil, s’y est engagé de bonne grâce lors de son intégration au sein de la confrérie, en présence d’autres défenseurs des spécialités de nos terroirs. Car les Echalas dauphinois ont été précédés, ou ont été suivis, par d’autres amoureux du terroir.
Ainsi, à Sassenage l’on s’est ligué pour le Bleu du Vercors tandis qu’à Lyon les Talmeliers du bon pain défendent la mie des fournils. A Heyrieux, la dinde aux cardons a ses adeptes tout comme, de l’autre côté du Rhône, la pomme du Pilat. Le Bleu de Solaize et les Chibottes du Velay comptent aussi leurs disciples, tous arborant des tenues colorées en harmonie avec la cause qu’ils défendent.

J.S.



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