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Bourgoin-Jallieu : le virage vers la baisse des dépenses

Isère le 10 février 2015 - Jacques Savoye - Collectivités locales - article lu 748 fois

Bourgoin-Jallieu : le virage vers la baisse des dépenses
Jacques Savoye - Christophe Marqués, directeur général des services, assistait à son dernier conseil municipal

A Bourgoin-Jallieu, où la loi de finances 2015 prive la commune d'environ 700 000 € de recettes, les choix de la municipalité se portent sur la réduction des dépenses.

Directeur général des services municipaux, en partance pour de nouvelles fonctions en Bretagne, Christophe Marqués assistait lundi à son dernier conseil municipal. Ce que le maire a souligné à la fin d’une soirée dont le plat de résistance avait la saveur du débat d’orientation budgétaire, celui-ci démontrant une fois de plus qu’il est confortable, quelles que soient ses convictions, de siéger dans l’opposition.

Ainsi, à propos de la diminution des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales, le maire UMP Vincent Chriqui n’a pas manqué de « tailler un costume » au gouvernement de Manuel Valls ainsi qu’à ses prédécesseurs pour l’état dans lequel ils ont laissé les finances locales.  La ville,elle, va perdre cette année 692 000 €  et il faudrait augmenter les impôts de 4,8 % pour combler cette perte.

De son côté, l’opposition de gauche avec André Borne (PS) et Frédérique Pénavaire (PCF) n’a pas manqué de répliquer, non sans un brin d’humour parfois. Rappelant que la baisse des impôts locaux, toujours virtuelle, était une promesse de campagne de M. Chriqui, M. Borne dénonçait « une augmentation plus sournoise (sic) », citant le paiement  des activités périscolaires, l’augmentation de 3,5 % du portage des repas et la mise à disposition payante de la salle polyvalente. « Vous vous abritez derrière la politique d’austérité du gouvernement pour l’appliquer avec zèle », affirmait pour sa part Mme Pénavaire. Autant de propos que démentait Olivier Dias, adjoint aux finances, non sans annoncer que la ville a négocié « le virage vers la baisse des dépenses ». Le volontarisme plutôt que la résignation reste donc le maître mot de la majorité UMP-UDI qui, alors que l’endettement a été réduit (35,5 M€ en 2013, 32,7 M€ en 2014), limitera les investissements à l’essentiel. L’extension de l’école de La Grive (1 M€), la rénovation de l’Hôtel de ville (850 000 €), la création d’une pépinière d’entreprises (600 000 €), la fin de l’opération Champfleuri (2,2 M€) et la rénovation de la rue piétonnière (660 000 €) sont du nombre. Ce que devrait confirmer, d’ici fin mars, le budget prévisionnel.

Quant au lourd chantier annoncé boulevard Saint - Michel, il sera à la charge d’EDF qui, en ouvrant trottoirs et voirie, va remplacer des câbles THT usagés par des neufs. Et susciter quelques contraintes en ce quartier central et ses parkings.

Jacques Savoye

 



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