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Il était une fois la « piétonne » berjalienne

Isère le 14 août 2015 - Jacques SAVOYE - Nord-Isère - article lu 295 fois

Il était une fois la « piétonne » berjalienne
Jacques Savoye - Ce balcon, l'une des curiosités de la rue piétonne.

A Bourgoin-Jallieu, plus de 3 ans de travaux seront nécessaires pour rénover la rue de la Liberté, la « rue piétonne » comme l'appellent les Berjalliens. Véritable trait d'union entre les deux cités autrefois séparées, elle fut inaugurée le 8 décembre 1980.

Les plus anciens Berjalliens n'ont pas oublié le 8 décembre 1980. Ce jour-là, le maire Pierre Oudot et le conseil municipal inauguraient la nouvelle rue de la Liberté devenue rue piétonnière. La circulation automobile y étant condamnée, le commerce local allait prendre une nouvelle dimension. C'est cette artère, "la piétonne", comme on la désigne, qui va subir une radicale cure de jouvence. Un chantier de 39 mois pour restituer son lustre d'antan à cette voie qui, au fil des époques, porta d'autres noms.

Ainsi, avant la Révolution, elle s'appelait rue Blanche (jusqu'aux halles), rue Froide (des halles à l'ancienne mairie) puis route de Pont-de-Beauvoisin (jusqu'à la place St.-Michel). Ce dernier tronçon fut un temps dédié à un certain Pelletier, personnage inconnu dans la cité. En 1793, ce tronçon devenait rue de la Liberté, les deux autres sections, un instant dénommées Rue Marchande, étant baptisées rue de l'Hôtel de ville. C'est au lendemain de la Seconde guerre mondiale, qu'elle devint rue de la Liberté, la Grande rue de Jallieu devenant pour sa part rue de la Libération.

Pour la plupart, les immeubles situés rue de la Liberté datent du XVIIIe siècle. C'est notamment le cas de la maison située au n°7. Deux petits écus en ornent la façade sans que l'on en connaisse la signification. Au n°11, l'historien Marcel Cucherat note, au fond d'une allée pavée, « un escalier à vis dans une tour polygonale aux fenêtres à meneaux ». A l'angle de la rue de la Liberté et de la rue du Tribunal, une maison renaissance fait admirer ses clefs de voûte sculptées flanquées de pilastres et la pierre qui servait de pilori. Au n°26, l'allée voûtée débouche dans une petite cour fermée dont la disposition est typique de la Renaissance.

Par ailleurs, en plusieurs endroits, les appuis de fenêtres et de balcons sont en fer forgé, certains ornés des initiales de leurs propriétaires. Enfin, c'est dans cette rue que se situe l'un des plus anciens commerces de la ville. En effet, la bijouterie Pollard a succédé, en 1987, à l'horlogerie Givos - Flandre qui fut fondée en 1909.

Jacques Savoye



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