Fermer la publicité

Bourgoin-Jallieu - Finances locales : coupes sombres en vue

Isère le 23 juin 2014 - Jacques Savoye - Nord-Isère - article lu 695 fois

Bourgoin-Jallieu - Finances locales : coupes sombres en vue
Olivier Dias, adjoint aux finances, et Vincent Chriqui, maire : « Pas question de faire payer la rigueur aux Berjalliens » (D.R.)

La santé des finances locales de Bourgoin-Jallieu, l’opposition conduite par Jean-Pierre Girard n’a pas cessé de s’en inquiéter, s’appuyant notamment sur le rapport publié en 2008 par la Chambre régionale des comptes.

Les conclusions de l’audit financier demandé par Vincent Chriqui (UMP) et sa majorité vont dans le même sens. Elles n’incitent pas à l’optimisme. « Les économies à réaliser sont considérables. Elles atteignent 2 M€ de dépenses en moins d’ici à 2020, soit 350 000 € par an » explique le maire. Et celui-ci, dans la foulée, d’annoncer la révision des programmes « pour définir les actions qui devront être réduites voire supprimées ». C’est donc par une parfaite maîtrise des charges de fonctionnement courant, et non par l’augmentation de la fiscalité locale, que pourra être assuré l’équilibre financier d’une commune qui, ces derniers mois, a limité les dégâts grâce à des recettes exceptionnelles. « L’assurance liée à l’incendie du théâtre (1,96 M€), le solde de la créance de la Société d’économie mixte Porte des Alpes (7,2 M€) et le BEA des bâtiments de la gendarmerie (4,7 M€) sont de ces recettes expliquant que la dette soit passée de 42,5 M€ à 35,6 M€. Malgré cette baisse, le niveau de l’endettement reste très élevé: 24% de plus que les villes similaires »  précise Olivier Dias, adjoint aux finances. Quant aux charges de fonctionnement, elles demeurent très importantes et représentent 59% du budget. Ainsi, entre 2008 et 2013 les charges de personnel sont passées de 12,3 M€ à 14,9 M€.  S’il n’est pas question de licencier au sein des employés communaux, il est sûr que des départs à la retraite ne seront pas remplacés. De même, certaines compétences actuellement exercées par la mairie seront restituées à leur collectivité d’origine. C’est donc la rigueur qui marquera, désormais, la gestion municipale. « Conséquence du passé, la ville ne dispose d’aucune marge de manoeuvre pour affronter une période budgétaire marquée par la baisse des dotations de l’Etat (600 000 €/an) et les nouveaux efforts que le gouvernement impose aux collectivités » dit encore le maire, se refusant, comme  promis, à augmenter la fiscalité locale. Dès la rentrée, dit-il encore, « une revue des programmes sera engagée afin de définir les actions qu’il faudra réduire ou supprimer et un plan pluriannuel d’investissements sera dressé sachant que la rénovation du centre-ville reste une priorité comme l’amélioration du stationnement et la construction de la salle multimodale».

Jacques Savoye



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide