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Bourgoin-Jallieu : Des armes pour la police municipale

Isère le 15 février 2015 - Eric SEVEYRAT - Nord-Isère - article lu 2660 fois

Bourgoin-Jallieu : Des armes pour la police municipale
J.S. - - A Bourgoin-Jallieu, l'armement des policiers municipaux devient réalité

C'était une promesse électorale du maire Vincent Chriqui. L'armement de la police municipale de Bourgoin-Jallieu est en cours.

C’est un revolver de fabrication française, un Manurhin 88 SX sorti des armureries de Mulhouse qui, fondées en 1919, sont aujourd’hui dirigées par Patrick Akcelrod. Cette arme a été choisie pour équiper les policiers municipaux de Bourgoin-Jallieu, conformément à la promesse électorale du maire.

Si c’est David, un brigadier-chef principal, qui est le premier à être doté de ce revolver c’est que notre homme est, depuis plusieurs années, non seulement qualifié pour être armé mais encore agréé pour la formation au tir. Une formation qui est dispensée aux policiers berjalliens soit lors de stage à l’Ecole de police de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, près de Lyon, soit dans un établissement similaire à Montpellier. A cette formation obligatoire, identique à celle des gendarmes et de la police nationale, s’ajoutent également des entraînements obligatoires en cours d’année. « La réglementation impose deux entraînements annuels. A Bourgoin-Jallieu on a décidé d’en faire quatre », souligne Jean-Claude Pardal, maire-adjoint en charge de la sécurité, non sans préciser que l’ensemble des policiers municipaux (ils sont 10) sera totalement armés avant le mois de juillet.

A ce jour, trois d’entre eux, dont une jeune femme, sont équipés de cette arme de poing destinée à assurer leur propre sécurité, voire davantage en cas de besoin. Cet armement est complété par deux matraques (un Tonfa et une matraque télescopique) ainsi que par divers gadgets défensifs protégés par un gilet tactique. Majoritairement bien perçue par la population, notamment par les commerçants, la décision d’armer les policiers municipaux, qui ne fera pas l’objet d’une campagne d’affichage comme à Béziers, est complétée par une caméra-vidéo portative. Fixée sur la poitrine du chef de patrouille, elle conforte au plus près du terrain le dispositif de vidéo-protection en service depuis deux mois.

Jacques Savoye



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