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Bourgoin-Jallieu - Commissariat de police : le dossier avance

Isère le 29 janvier 2014 - Jacques Savoye - Nord-Isère - article lu 1565 fois

Bourgoin-Jallieu et son commissariat de police : c’est une  longue histoire, un feuilleton qui n’amuse personne.

Surtout pas les soixante fonctionnaires qui cohabitent tant bien que mal dans ce qui fut, au XIXè siècle, l’hôtel particulier d’un industriel. Situé à proximité de l’avenue Henri Barbusse, ceint d’une pelouse et d’une pièce d’eau, doté d’une tourelle, le bâtiment (propriété de la commune qui le met à disposition du ministère de l’Intérieur pour un loyer annuel de 70 000 €), ne manque pourtant pas d’allure. Mais il suffit d’en pousser la porte pour découvrir l’envers du décor, délabré, où les policiers travaillent dans des conditions déplorables. Une situation régulièrement dénoncée et à laquelle aucune solution n’a été apportée. Certes, des tentatives de relogement ont été effectuées ici et là mais elles n’ont jamais abouti, soit en raison de l’emplacement des locaux soit pour cause d’un loyer trop élevé, sachant qu’il est hors de question que l’Etat, via le ministère de tutelle, engage quelque argent dans la construction d’un nouveau commissariat.
Mais voici que, du côté de la municipalité berjallienne, une solution se dessine. « La commune pourrait partager avec la Société d’aménagement du Rhône-aux-Alpes (Sara) la maîtrise d’ouvrage du futur commissariat. Celui-ci serait édifié sur une parcelle voisine de la médiathèque, un terrain propriété de la ville. Nous sommes en discussion avec le préfet de l’Isère pour finaliser ce projet donc le coût est estimé à environ 4,5 M€ »  nous a déclaré Alain Cottalorda, maire de Bourgoin-Jallieu. Au cœur du quartier des Lilattes, ce bâtiment communal, qui accueillerait la Police nationale et les fonctionnaires du Service départemental d’information générale (anciennement Renseignements généraux), serait mis à disposition en échange d’un loyer, actuellement au cœur des discussions engagées avec l’Etat.
A la veille des échéances électorales, alors que la sécurité est au centre des préoccupations de la population et des candidats au fauteuil de maire, il est bien certain que ce projet prend une tout autre dimension. Il pourrait même être décisif pour l’issue du scrutin si, comme on l’espère à l’Hôtel de ville, il était  officialisé personnellement par Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, premier « flic » de France.

Jacques Savoye



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