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Bourgoin-Jallieu - Accès P.M.R. : un répit pour les commerces

Isère le 18 mai 2014 - Jacques Savoye - Nord-Isère - article lu 719 fois

Bourgoin-Jallieu - Accès P.M.R. : un répit pour les commerces
Rue piétonne, pour être aux normes, certains commerces devront revoir leur devanture ! (D.R.)

Prise en février dernier par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, la décision de repousser de 3, 6 ou 9 ans  l’application de la loi « Handicap » du 11 février 2005 n’a pas fait les gros titres de l’actualité.

Et pourtant ce texte législatif, voté sous la présidence de Jacques Chirac, précise qu’à la date du 1er janvier 2015 tous les commerces ainsi que les lieux accueillant du public devaient être conçus de telle façon que les personnes à mobilité réduite puissent y pénétrer et s’y mouvoir sans difficulté. En prolongeant la date d’application de ce texte de 3 ans pour les commerces de proximité et les cabinets médicaux, de 6 ans pour les mairies, les écoles ou les hôtels et de 9 ans pour la SNCF, le gouvernement s’est attiré les foudres des Associations de paralysés et… une certaine reconnaissance des professionnels concernés.
C’est le cas à Bourgoin-Jallieu, notamment dans la rue de la Liberté, cette rue piétonne promise à une rénovation dont la durée pourrait être de 24 mois. En parcourant cette artère très fréquentée, il est aisé de repérer l’importance des travaux que certains commerçants devront engager pour être aux normes. A titre d’exemple, le seuil d’entrée d’un magasin ne pourra pas être supérieur à 2 centimètres. Si tel est le cas, un plan incliné devra être réalisé selon un pourcentage de pente défini.  De même, la porte d’entrée devra pouvoir être ouverte aussi bien par une personne debout que par une personne assise dans un fauteuil. Quant à l’aménagement intérieur d’une boutique, il devra également être en harmonie avec certaines normes.  La rénovation de la rue piétonne devant débuter en 2015, on peut logiquement penser qu’elle sera conduite de concert avec la mise aux normes des commerces. Pour en atténuer le coût, ceux-ci pourraient bénéficier de l’aide financière du Fonds d’intervention pour les services, les commerces et l’artisanat. Selon les critères actuels, cette aide correspondrait à 50% du montant des travaux compris entre 3 000 et 12 000 €. Mais il est probable que ceux-ci, comme la loi prônant « l’accès à tout pour tous », évolueront afin de coller au plus près de la réalité. Quoi qu’il en soit, du côté de l’Hôtel de Matignon, on souligne « être engagé sur un calendrier précis et resserré ». Rendez-vous au 1er janvier 2018 !

Jacques Savoye



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