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Boucles-du-Rhône/La petite Camargue du Haut-Rhône

Isère le 06 février 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 544 fois

Boucles-du-Rhône/La petite Camargue du Haut-Rhône
(© DR)

Les communes sont celles de Briord, Lhuis, Saint-Benoît, Brégnier-Cordon, Murs-et-Gélignieux (01), Creys-Mépieu, Saint-Victor-de-Morestel, Brangues, le Bouchage, Les Avenières, Aoste (38), Champagneux et Saint-Genix-sur-Guiers (73).

Etendue sur 26 km et 1707 hectares, le but est de conserver, restaurer et gérer l’espace alluvial et forestier. Elle rejoint celles de la Platière (500 ha) sur le Rhône moyen et de la Camargue (13 000 ha) à l’embouchure. Le site recèle une grande diversité de milieux, des plantes remarquables, une avifaune riche. Forêt alluviale, îles, réseau de tressage témoignent du passé et de la permanence d’une nature qui s’adapte et se complexifie, même si le décor est bouleversé et banalisé. « Le projet a abouti. L’est un échec, c’est que cela a perduré trente ans. Le Rhône a été aménagé. L’action est conservatoire. Si la réserve avait été décidée à l’époque, il y aurait eu moins de dégâts », déplore Raphaël Quesada, directeur de l’association nature Nord-Isère Lo Parvi. Dans les années 1980, des aménagements hydroélectriques sont prévus, en amont de Lyon. La FRAPNA veut préserver le Rhône sauvage. Si une confluence Ain-Rhône est créée sur la rivière d’Ain au titre de la loi sur les paysages, les associations naturalistes doivent se contenter de mesures compensatoires pour le vieux Rhône. Une réserve naturelle volontaire voit le jour, sur Brégnier-Cordon et Les-Avenières soient pour les îles du Rhône (225 hectares), bénéficiant d’aides financières de la CNR et gérée par l’ONF. Le site, avec la loi démocratie proximité de 2002, passe dans le giron régional. Un arrêté interpréfectoral de protection de biotope est pris pour les 47 ha de l’ancien méandre du Saugey (Brangues, Saint-Benoît). En 2005, le projet de réserve naturelle est réactivé avec le Grenelle de l’environnement qui veut protéger 2% du territoire français. Le feu vert est donné pour étudier sa faisabilité. Des expertises scientifiques et la consultation des collectivités locales sont menées. Malgré des réticences d’élus locaux, la RNN voit le jour. Le périmètre établi inclut les éléments les plus remarquables (forêt d’Evieu, domaine public fluvial comme lien entre les milieux, lônes, îles, confluences…). Ce cœur de réserve sera complété d’un périmètre de protection pour les paléoméandres. Les pratiques (cueillette, agricoles, pastorales…), exercées jusqu’à présent, ayant préservé les sites, continuent à exister. Elles sont traditionnelles et non professionnelles. Le décret a fixé la réglementation pour encadrer les activités sportives et de loisirs, la circulation. Sur le vieux Rhône, celle des embarcations à moteur est interdite, etc. en vigueur est celle qui existe déjà (on navigue pas à plus de 18km/h, les engins motorisés sont interdits…). Un arrêté interdépartemental devrait sortir après les élections pour la mise en place d’un comité consultatif (acteurs de terrain avec voix délibérative) pour lequel postuleront Lo Parvi, FRAPNA, un comité scientifique formé d’universitaires qui validera plan de gestion et suivi des actions et le lancement d’un appel à candidature pour trouver le gestionnaire qui, dans les deux ans à venir, proposera le plan de gestion et assurera un travail de police aidé par l’Etat. CT



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