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Bon bilan pour les médiations entre banques et entreprises en Isère

Isère le 13 février 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Actualités - article lu 440 fois

Bon bilan pour les médiations entre banques et entreprises en Isère
Depuis 2008, les entreprises (en difficulté ou non), qui n'obtiennent pas de financements de la part des banques, ont la possibilité de faire appel à un médiateur pour arriver à mener à bien leurs projets.

Créée en 2008, au plus fort de la crise économique et alors que les banques faisaient preuve d’une grande frilosité, la médiation de crédit aux entreprises est un dispositif d’état pour aider les entreprises à obtenir des financements, lorsque la première demande n’aboutit pas.

Depuis 5 ans, le dispositif a passé un accord avec l’ensemble des banques françaises, si bien que celles-ci ne peuvent pas refuser la discussion. Et alors que la médiatrice nationale, Jeanne-Marie Prost, était en visite à Grenoble, le préfet de l’Isère et le médiateur départemental, Gérard Lioté, ont fait le point sur le dispositif dans le département.  Par ailleurs directeur départemental de la Banque de France, M.Lioté a expliqué que depuis la création en novembre 2008, 58,8 M€ d’encours de crédits ont été traités en médiation. Sur les 743 entreprises qui ont saisi le médiateur, 70% des dossiers étaient recevables à une médiation (les situations trop critiques, lorsque les entreprises sont déjà très fragilisées, ne sont pas étudiées car la médiation n’aboutirait pas). En Isère et depuis 5 ans, 445 dossiers ont donc été instruits et 316 entreprises ont été confortées dans la poursuite de leur activité. « Un taux de médiation réussie équivalent à 71% des demandes traitées, souligne Gérard Lioté, ce qui représente 6452 emplois préservés. » Les principaux secteurs d’activité concernés sont les services (32% des cas isérois contre 38% au national), le commerce (25% en Isère, 27% en France), et particularité locale, les industries et le BTP, qui représentent respectivement dans le département 18% et 23% des demandes, (contre 13% et 18% en moyenne nationale).  Alors qu’aujourd’hui, le plus gros de la crise économique est passé, (du moins l’espère-t-on), il est légitime de se poser la question : les recours à la médiation ont-ils diminué dans la mesure où les banques pourraient se montrer moins frileuses ? La réponse de Jeanne-Marie Prost est mitigée : « Il y avait en 2009 à peu près quatre fois plus de dossiers qu’aujourd’hui. Mais il y a eu une nouvelle hausse en 2013, où on a enregistré en France 4400 dossiers, soit plus qu’en 2012. » Dernière question enfin, qui n’a pas de réponse. Si 71%  des dossiers traités ont finalement conduit à une proposition de crédit aux entreprises qui avaient d’abord vues leurs demandes rejetées, cela ne veut il pas dire que dans la grande majorité des cas, les banques auraient pu accepter du premier coup ?

Caroline Thermoz-Liaudy



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