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Billet vert : Raciste notre Willy local ?

Loire le 06 novembre 2014 - Xavier Alix - Sports - article lu 463 fois

Cela ne doit pas être évident d'entraîner une équipe qui compte 15 joueurs pro noirs ou métis en ayant la conviction qu'il y ait des races et une hiérarchie entre elles.

Ni même d’avoir été sélectionneur France espoir en alignant sur son propre choix, 9 ou 10 joueurs sur 11 de couleur ou encore d’avoir mené une carrière partie de Saint-Etienne pour atteindre le sommet international chez des Bleus dont le 11 comptait trois « blancs », lui compris. Incroyable ! Sagnol est passé à travers toutes les mailles du filet toutes ces années là. Sans se faire écharper ! Qu’a-t-il dit ? « L'avantage du joueur typique africain, c'est qu'il est pas cher » mais qu’il ne voulait plus en avoir autant en raison de la Can qui les mobilise en janvier. L’indéfendable, le vrai, c’est d’avoir ensuite donné des caractéristiques stéréotypées. Des joueurs noirs au physique léger et très techniques comme chez les Verts Feindouno ou actuellement Saint-Maximin démontent cette logique. Mais le propos vaut-il que les politiques s’en mêlent, que SOS racisme réclame « sanctions » ? Est-ce le cas quand des stéréotypes sur les blancs - et il y en a - sont prononcés ? Voilà que Pape Diouf, exhorte dans une tribune du quotidien Le Monde (illustrée par une photo d’un entraînement des Girondins où Sagnol en arrière plan semble jeter un regard mauvais à des joueurs noirs au premier plan) les joueurs africains, ou africains d'origine à ne plus « courber l'échine ». Comme si les propos de Sagnol engageaient tous les représentants non africains (au sens non noirs ? Que fait-on des métis aussi blancs que noirs ?) de la Ligue et de son public. Reste que Sagnol a fait preuve d’une naïveté effarante en ne songeant pas à son guillotinage médiatique. Sur les questions de couleur de peau, la France est aussi tendue que sous Robespierre. D’autres entraineurs ont su se montrer plus discret à propos d’une Can qui, si elle ne peut pas se tenir l’été comme un Euro, pourrait au moins avoir lieu une fois tous les 4 ans plutôt que 2.

Xavier Alix



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