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Billet vert : Coupes sombres

Loire le 17 janvier 2014 - Xavier Alix - Sports - article lu 375 fois

Il y en a qui trouvent ça magique.

« Magique », cela veut dire « extraordinaire », « surnaturel ». Pour les petits qui ne volent pas cette joie (les pros n’ont qu’à mieux faire), ce sera toujours le cas. Mais à l’échelle du foot français, ce surnaturel est hélas naturel. Regrettables sont les surprises que l’on attend : là où en janvier, les médias servent systématiquement leurs marronniers à soldes, la Coupe de France sert ses sempiternelles « surprises » comme on attend de grand-mère son vieux dessert. Sinon, c’est pas pareil ! Même si c’est toujours pareil ! C’est que l’on pourrait manquer des reportages de Téléfoot et du JT de 13 h pour dire qu’un tel est employé de mairie, l’autre vigile ; que, eux au moins, ils connaissent la vie vraie ; et qu’au Café des sports, on les aime bien ces p’tits gars qui font honneur… Evry, Sanary, Nîmes, Calais, Schiltigheim, Montceau, Carquefou ou encore les « habitués » de Quevilly : images d’Épinal en vrac de Davids terrassant des Goliaths. Problème : les petits poucets sont légion à avoir fait mordre leur miette de pain poussiéreuse aux méchants ogres. Or, rappelons quand même que les tombeurs ne sont pas - sauf (vraies) exceptions - des amateurs mais des clubs au minimum semi-pros où l’argent rentre déjà en ligne de compte, avec des effectifs en grande partie issus de centres de formation. Mardi, l’ASSE (8 éliminations en 32e sur les 11 dernières saisons) a fait du franco-français. Cannes qui nous sort, c’est le cas le plus spectaculaire depuis Aurillac en 2002/03. Ni plus ni moins, une contribution à ce signe de mauvaise santé hexagonale qui veut que l’élite néglige la Coupe de France. Ce n’est pas le cas, semble t-il dans les championnats voisins de qualité. Mais ceux-là savent rester professionnels.

Xavier Alix



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