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Bientôt un festival cinématographique stéphanois ?

Loire le 17 juillet 2014 - Florence Barnola - Cinéma - article lu 740 fois

Bientôt un festival cinématographique stéphanois ?
La femme de Baïa, est un court-métrage sans parole au casting international (D.R.)

En septembre Saint-Etienne deviendra une "cellule Kinomada", un mouvement de réalisation de films indépendants. Pendant une semaine, la ville sera investie par des cinéastes professionnels ou amateurs du monde entier venus tourner un court-métrage.

« Le mouvement kino est né à la fin des années 1990 au Canada.A la base, l’objectif était de réaliser des films avec les moyens du bord en mode indépendant. Des contraintes étaient fixées et chaque mois les organisateurs faisaient des projections, les sessions kino. Ce concept s’est exporté un peu partout dans le monde. Des villes ont créé des cellules kino » explique Kamir Méridja, réalisateur (Rude Boy Story), membre de Ciel, les Noctambules association stéphanoise de cinéma. Le collectif via une délégation de six personnes a participé à la dernière session québécoise en mars dernier.
Le principe de Kinomada est que sur 5 ou 7 jours des passionnés de cinéma du monde entier viennent créer dans une ville en mutualisant les moyens techniques et humains. Une grande partie du matériel est prêtée par l’hôte. Pendant la semaine, les participants se réunissent en équipe, écrivent, tournent et montent un ou plusieurs courts métrages qui sont projetés lors de la dernière soirée. Cette année le Kinomada Québec a produit 43 films.

« Pas de compétition »

« L’intérêt est qu’il n’y a pas de compétition, le but est de faire des films et de se faire plaisir.  Il y a des professionnels avec des gens extrêmement expérimentés qui ont déjà tourné du long métrage et des gens qui n’ont jamais fait de films. C’est aussi une transmission de savoirs. »
La kinomada mania s’est propagée depuis une vingtaine d’années sur les cinq continents et a posé son drapeau dans plus de 70 villes à travers le monde. Sydney, Londres, Ouagadougou, Lomé, Montréal, Minneapolis, Tel-Aviv, Berlin, Bruxelles, Bordeaux, Paris, Barcelone… et bientôt Saint-Etienne ! Grâce aux Noctambules. « Le kinomada Québec a évolué encore différemment, cette session accentue beaucoup la rencontre interculturelle, il y a des délégations d’autres pays qui participent à l’événement et qui rencontrent une communauté locale. C’est ce qui nous a le plus intéressé dans le projet » Les Noctambules voulaient de longue date créer un événement de ce type à Saint-Etienne. « Nous nous sommes dit que la meilleure façon était d’aller voir à Québec et d’y participer. » De cette aventure est sorti, La femme de Baïa (voir encadré).
« Nous voulons amener une plus value, adaptée à Saint-Etienne, la partie musicale. En plus des films, les participants pourront créer la bande son durant la session stéphanoise. Il s’agit de connecter des musiciens, et de mettre à disposition un studio d’enregistrement. Ce qu’on aimerait faire également, c’est créer l’événement ailleurs que dans les lieux destinés au cinéma. Nous sommes sur deux sites stratégiques : l’ancienne école des Beaux-Arts et la Manufacture ».
Quel sera l’investissement de ce nouveau type de festival ? « Si on devait tout chiffrer on dépasserait les 300 000 €. Mais l’idée est plus de s’appuyer sur des partenaires techniques pour nous prêter du matériel, nous mettre à disposition des lieux, etc. Nous aurons un parc matériel à disposition pour les participants avec de la machinerie, de l’éclairage. Pour la première session nous sommes sur un budget d’environ 40 000 € ». Les participants soit nourris et logés. « Il y aura certainement une participation symbolique comme 20 € pour le séjour. Dans la mesure du possible on essaiera de payer certains billets d’avion. »

Florence Barnola


Site Internet : www.planetekino.com et www.kinomada.org.


 

La femme de Baïa

La femme de Baïa est le court-métrage réalisé par Kamir Méridja au cours de la session québécoise Kinomada. A ses côtés Samien Méridja, Aziz Mahtat, Diane Malherbe, Cécile Mounier et Christelle Rechon des Noctambules. Mais aussi une équipe internationale : « nous avons travaillé avec des acteurs québécois et une Brésilienne. Pour la post-production nous avons collaboré avec un Mexicain et un Chilien ».
Le film a été tourné dans les toilettes du Capitole, une salle de spectacle à Québec. L’ambiance rappelle l’univers de David Lynch ou Quentin Tarentino, avec un clin d’œil scénaristique à la Rose Pourpre du Caire de Woody Allen.

A regarder sur www.kinomadasaintetienne.wordpress.com



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