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Tout savoir sur la 10e Biennale internationale design de Saint-Etienne

Loire le 08 mars 2017 - Florence Barnola - Actualités

Tout savoir sur la 10e Biennale internationale design de Saint-Etienne
P.Grasset - Une 10e Biennale qui s'ouvre plus encore au national et à l'international

La Biennale internationale de design 2017, in et off, débute ce jeudi 9 mars. Elle durera un mois au sein de Saint-Etienne métropole et extra-muros.

Cette 10e édition s'articule autour des mutations au travail, présentes et futures. Au programme : un parcours d'expositions, des laboratoires et expérimentations, des conférences-débats et une invitée d'honneur : Detroit.

 

Quelle sera l’entreprise du futur ? Quels seront les métiers et les savoir-faire de demain ? Quels objets accompagnent leur évolution ? Comment les individus s’organisent-ils politiquement, socialement, techniquement ? Autant de questions qui seront soulevées lors de la 10e Biennale internationale de design de Saint-Etienne.
Le thème « Work in progress, les mutations au travail » s’adresse à tous les publics et générations. « Une thématique très prégnante dans l’actualité, un sujet très rassembleur », souligne le président de Saint-Etienne Métropole, Gaël Perdriau. « Notre société est en profonde mutation, l‘économie se transforme, avec l’émergence de nouveaux modèles comme Uber, Airbnb… Les entreprises sont obligées de s’adapter, mais aussi les collectivités locales, le modèle social, le salariat… »

208 000 visiteurs lors de la dernière édition

La 9e Biennale avait rassemblé plus de 208 000 visiteurs dont 6 200 professionnels. La 10e édition voit déjà son nombre de lieux in doubler, ils seront 30, parmi les nouveaux : le Fil, l’Ensase, le centre Max Weber, la ville de Saint-Chamond. L’accent est mis sur l’expérimentation : « cette biennale est l’occasion de proposer de nouvelles perspectives », explique Gaël Perdriau, nous souhaitons qu'elle soit un laboratoire d’expérimentation pour de nouveaux usages. »
Par exemple, l’appel à projets « banc d’essai » lancé en 2015 est renouvelé. Ce dispositif implique des designers et des entreprises locales ou nationales pour produire des prototypes d’assises dans l’espace public. « Sur une cinquantaine de propositions, vingt-deux ont été retenues pour occuper l’espace public stéphanois », indique Gaël Perdriau. A la précédente biennale, les meubles urbains avaient pris place à Saint-Etienne mais aussi ailleurs dans la métropole. Certains prototypes ont intégré depuis des catalogues de diffusion. Pour la 10e Biennale, l’expérimentation aura également lieu à Clermont-Ferrand, et devant le Louvre à Paris.

Une biennale hors des frontières métropolitaines

La cité du design abritera un parcours d’expositions en 10 étapes (dont « Best-of métier », « Design matrice - l’ascension de l’entreprise » , « extravaillances ≠ working dead », « La gueule de l’emploi », « Demain c’est loin », « Human cities challenging »…) imaginées par 11 commissaires internationaux. « Nous avons invité des cinéastes (comme Olivier Bosson), des designers (tels que l’agence de Détroit Akoaki, Didier Faustino, Ilona Gaynor), des collectifs de designers, des écrivains (Alain Damasio et Norbert Merjagnan), architectes (comme Didier Fiuza Faustino), des historiens, des sociologues… », annonce Olivier Peyricot, le directeur du Pôle recherche de la cité du design. Le directeur scientifique de cette 10e biennale supervise notamment l’exposition centrale « Panorama des mutations au travail ». « Au cours des années, une nouvelle forme de design a émergé, investissant d’autres espaces de la vie. La première entrée que l’on a saisie est celle du foyer, le lieu où va se développer les nouvelles organisations du travail demain ».
Pour invitée d’honneur, cette édition a choisi Detroit pouvant être perçue comme la grande sœur de Saint-Étienne. La métropole américaine de plus de 6 millions d’habitants a été elle aussi labellisée ville créative pour le design par l’Unesco. Detroit, au fort passé industriel, est devenu le berceau du design moderne américain et le fief des industries créatives de l’État du Michigan. Aujourd’hui l’industrie du design dans cette ville emploie plus de 45 000 personnes et génère 2,5 milliards de dollars de revenus salariaux (source Unesco).

Florence Barnola

Rue de la République du design

Cette expérimentation vise à redynamiser le commerce de proximité la rue de la République pendant toute la période de la Biennale 2017. L’opération regroupe des opérateurs commerciaux, des acteurs culturels, des créatifs, des designers, des entrepreneurs, des étudiants… Ils investiront les espaces vacants mais aussi des commerces existants de l’artère stéphanoise. Cinquante propositions transformeront la rue de la République en laboratoire vivant du design.

Pour le maire de Saint-Etienne : « c’est un enjeu considérable de savoir comment ses pas-de-portes peuvent continuer à être utilisés. C’est une expérience sur laquelle nous fondons énormément d’espoir. »
 



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