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Bièvre-Isère - La-Côte-Saint-André - La médiathèque vivante

Isère le 05 septembre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 2242 fois

Bièvre-Isère - La-Côte-Saint-André - La médiathèque vivante
Une oeuvre artistique incluant une dimension naturelle et écologique (©DR)

Au milieu de la vallée se dresse depuis peu un lieu regorgeant d'images, de sons, de textes…De quoi s'agit-il ? Voici un indice : 30 000 livres romans, 6 000 bd, 5 000 dvd, 5000 cd, 23 postes multimédias, une salle de 70 places pour des spectacles, des contes, des conférences, 5 000 albums, 300 partitions…Ce sont une partie des richesses qui seront disponibles à tous à partir du 6 septembre prochain, jour d'ouverture de la médiathèque de Bièvre-Isère.

La médiathèque apparait derrière un arboretum fait d'arbustes et de poteaux tout de blancs vêtus qui tendent vers le ciel leurs cimes rondes. En s'approchant, le regard est immédiatement accroché par les signes…Gravés à l'eau forte sur des rouleaux de zinc, tels des parchemins de métal, ils sont à la frontière du symbole et de l'écriture. Ils reprennent des séquences du poème et sont riches de plusieurs sens. Les poteaux eux-même deviennent un alphabet liant les deux médiathèques : les voyelles à Saint-Siméon-de-Bressieux (comme les premiers sons appris par les enfants de l'école voisine), les consonnes à La-Côte-Saint-André. Le début du sonnet Correspondances de Charles Baudelaire est la clef de voute de cette proposition du collectif d'artistes TALK, lauréat du concours organisé en 2012 dans le cadre du 1% artistique. La création de ces pièces a suivi un long chemin. Un travail en solitaire tout d'abord pour leur mise en œuvre technique. Puis le duo TALK formé par Agnan Kroichvili et Thierry Laverge a entamé son écriture et gravure dans un dialogue constant, un travail main dans la main. Deux ans ont été nécessaires à l'aboutissement de cet œuvre aux multiples sens que les artistes auront à cœur de présenter ce samedi à travers des ateliers de médiation. L'appel à projet artistique (le 1 %) a été un choix des élus de soutenir la création contemporaine et d'affirmer fortement l'identité artistique du territoire, déjà présente à travers le musée Berlioz et les actions de l'association Aida.

Une éco-construction

Un bâtiment tout nouveau et qui témoigne d'une volonté d'intégration maximale à son environnement, grâce à de nombreuses astuces. Entre autres, une toiture végétalisée qui réduit la surchauffe du bâtiment en été, une volumétrie pensée pour une ventilation naturelle transversale (en lieu et place d'une VMC, ventilation mécanique contrôlée) un arrosage automatique et des systèmes sanitaires peu gourmands en eau. Des systèmes qui participent à la diminution de la consommation énergétique (inférieure de moitié à la consommation d'un bâtiment standard). Le chantier de construction répondait lui-même à des contraintes précises : tri obligatoire des déchets, régulation du flux de véhicules, surveillance de la pollution du sol et eaux souterraines…Voulu le plus transparent possible pour l'environnement comme pour l'œil, le bâtiment laisse passer le regard, d'une colline boisée à un rayonnage de livre…d'un talus herbeux à un écran d'ordinateur.

Un financement collectif

Son inscription dans le programme de développement culturel du territoire lui a permis de bénéficier du soutien financier des différents acteurs publics : l'Etat (37 %), le Département (29 %), Bièvre-Isère Communauté (22 %) et la Région à travers un contrat de développement durable (12 %). Les 22 % restants étant autofinancés pour obtenir un montant total de 3 618 822 €. Les communes de La-Côte-st-André et de St-Siméon-de-Bressieux ont quant à elles, offert le terrain. Un équipement dynamique qui selon le souhait des élus impulsera des animations d'envergure, spectacles, lectures, débats, expositions, enrichissant ainsi la vie culturelle du territoire.


Liliane Silva



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