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BGene, des bactéries aux molécules de synthèse

Isère le 17 mars 2015 - Laurent Marchandiau - Tech et Médias - article lu 674 fois

BGene, des bactéries aux molécules de synthèse
Franck Ardito - De gauche à droite, l'équipe de BGene : Alexia Chandor-Proust, Caroline Ranquet et Marie-Gabrielle Jouan.

Modifier le génome des bactéries afin de leur conférer des propriétés uniques. Une activité émergente sur laquelle la startup grenobloise BGene travaille depuis plusieurs années. Son objectif : produire des molécules nouvelles à destination des secteurs de la pharmacologie jusqu'à l'énergie.

C’est dans un secteur en plein essor – celui de la biotechnologie – que Marie-Gabrielle Jouan s’est lancée en s’associant avec Caroline Ranquet afin de fonder BGene. La startup grenobloise issue d’une business unit de Floralis, la structure de valorisation de l’université Joseph-Fourrier, s’inscrit dans un créneau novateur, celui de la modification génétique des bactéries non pathogènes afin de créer de nouvelles molécules à destination de secteurs aussi variés, de la chimie à l’énergie. Après trois ans au sein de Floralis, la société a été créée en février 2014.

« BGene s’inscrit dans un contexte socio-économique mondial : raréfaction des ressources non renouvelables, augmentation de la population et des besoins… D’où l’essor actuel que connaît la biologie de synthèse », précise Marie-Gabrielle Jouan, Pdg de BGene. Concrètement, le savoir-faire de la startup se focalise sur les bactéries qui, en modifiant leur ADN, permettent de donner naissance à de nouvelles molécules utilisables dans de multiples domaines. « À partir de ressources renouvelables, les bactéries génétiquement modifiées sont capables de créer des arômes, des fragrances comme du plastique. Et ce n’est qu’un exemple ! »

À la différence des OGM, les bactéries restent en confinement tandis que les produits réalisés avec leur aide ne contiennent pas de gène. « Nous travaillons notamment sur des bactéries permettant de détecter les polluants dans les sols. » Visant les marchés de la pharmacologie et de la chimie, BGene ne se cantonne pas qu’aux bactéries, mais également sur les levures, les micros-algues et demain les champignons. En modifiant leur génome, une bactérie sera capable de produire de l’insuline contre le diabète, d'autres, une molécule de bio-carburant… « Les possibilités sont infinies ! » Comptant l’essentiel de ses clients sur Rhône-Alpes et au niveau national, BGene emploie trois personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 120 K€ l’an passé avec pour objectif d’atteindre les 200 000 € pour2015. Afin d’accélérer son développement, la startup prépare une levée de fonds à hauteur de 850 000 € et 1 M€  qui devrait être finalisée d’ici la fin de l’année.

Laurent Marchandiau



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