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Bernard Pivot : mille feuilles de vie sur scène

Loire le 14 novembre 2015 - Béatrice Perrod-Bonnamour - Spectacle, Théâtre - article lu 147 fois

Bernard Pivot : mille feuilles de vie sur scène
Béatrice Perrod-Bonnamour - Bernard Pivot prendra le temps d'accueillir le public avant le spectacle

L'homme qui a réconcilié tous les Français avec la culture sera à Roanne le 24 novembre. Sur le plateau d'Apostrophes reconstitué, en solo, émouvant, spirituel, il livrera au public, les « Souvenirs d'un gratteur de tête ».

Il a  reçu les plus grands écrivains : Alexandre Soljenitsyne, Marguerite Yourcenar, Jean d’Ormesson… mais aussi de simples régionalistes tel le truculent Henri Vincenot célèbre pour son Pape des escargots. Il a fait lire toute la France de 1975 à 1990. Et  le 6 novembre, sur France 2, les inconditionnels du maître de la célèbre dictée, de Bouillon de culture ont pu suivre grâce à Pierre Assouline les grandes heures d’Apostrophes, marquant les 40 ans de plateau de l’homme de culture, président du Prix Goncourt. Accompagné  du célèbre Concerto n°1 de Rachmaninov,  en miroir, Bernard Pivot a promené son regard d’hier et d’aujourd’hui.  Un regard amusé et ému que celui du journaliste lyonnais entré au Figaro Littéraire - après son école de journaliste à Lille et son passage au Progrès de Lyon - parce que le directeur de l’époque Maurice Noël était amateur de Beaujolais !

Une histoire avec Roanne

L’homme du livre par excellence, a gardé son amour de la terre, de celle de ses ancêtres agriculteurs : « Mon père Charles Pivot était originaire de Saint-Symphorien-de-Lay. Mon frère  cadet Jean-Charles, avant de devenir vigneron à Quincié est né à Roanne tout comme ma sœur, professeur d’allemand. Mes grands-parents avaient un café au carrefour du village. Je me souviens de ma grand-mère qui avait une trouille des souris grimpant sur une table ! Je me souviens aussi qu’en 9e l’instituteur avait lu ma copie, à l’issue d’une rédaction dont les images étaient en lien avec la nature. J’avais évoqué « les ceps de vignes qui tendaient leurs bras »… J’étais très content, et ne savais pas qu’il s’agissait d’une métaphore ! Peut-être est-ce là que j’ai pris le goût des mots ! », confie Bernard Pivot qui « a toujours considéré les mots comme des êtres vivants ». 

Béatrice Perrod-Bonnamour

Théâtre de Roanne, mardi 24 novembre à 20 h. Avant le spectacle : rencontre-dédicace à 17 h, salle de réception du TMR.



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