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Bernard Bonne (UPL) : « Les citoyens doivent se sentir concernés par le conseil départemental »

Loire le 27 février 2015 - Daniel BRIGNON - Politique - article lu 389 fois

Bernard Bonne (UPL) : « Les citoyens doivent se sentir concernés par le conseil départemental »
Daniel Brignon

La droite et le centre affichent leur unité dans les candidatures aux élections départementales sous la bannière de l'Union pour la Loire (UPL) qu'anime le président du conseil général Bernard Bonne.

Vous présentez des candidats sous la même bannière unitaire de l’Union pour la Loire dans presque la totalité des cantons, mais pas tous ?

Dans tous les cantons on a voulu partir complètement unis même s’il reste à la marge quelques cas particulier où on n’a pas pu s’accorder. Pour autant, l’Union pour la Loire est présente dans la totalité des 21 cantons de la Loire. Ce sont ainsi 42 candidats représentant toutes les familles politiques de la droite : 11 sont apparentés UMP, 8 apparentés UDI et 2 apparentés MoDem. J’ajoute que 95 % des candidats que nous présentons sont en responsabilité, de maire ou d’adjoint. C’est une volonté que nous avons de présenter des candidats expérimentés.

Ils sont en revanche renouvelés en grande partie ?

Oui, sur les 42 candidats que présente l’UPL, 12 seulement sont conseillers actuels.

Il y a une nouveauté dans ce scrutin, la présence dans tous les cantons de candidats FN qui affichent leur pronostic d’arriver en tête du premier tour. Le redoutez-vous ?

Les scores potentiels affichés par le FN relèvent de données nationales, valables dans le cadre d’une élection nationale. À l’échelle du département je ne crois pas que le FN arrive en si bonne position. Sur cette élection nos candidats de la droite unie, connus et reconnus, sont certainement au-dessus.

Quels sont les éléments de votre programme ?

Le principal objectif est de continuer à remplir nos missions dans le social, la voirie, les collèges… et surtout de ne pas augmenter les impôts sur la durée du mandat de six ans. Nous en prenons l’engagement.
Autre objectif très important : que le conseil départemental continue à aider les tiers, je veux parler des communes et les communautés de communes, afin de poursuivre un aménagement cohérent du territoire qui soit le plus harmonieux possible. Le conseil général consent chaque année 90 M€ d’investissement dont la moitié au profit de tiers. Si l’on programme sur les prochains six ans, même avec une perspective plus basse de 80 M€ d’investissements annuels, on arrivera à un total de 250 M€ affectées aux communes, ce qui engendre pas loin d’1 Md€ d’investissements dans les territoires. C’est considérable.

« Mettre en place une maison des services »

Vous vous engagez aussi sur des projets nouveaux ?

Une nouveauté : mettre en place une maison des services, pas seulement dans les secteurs isolés du rural mais aussi en ville dans les quartiers. Les services nationaux ont tendance à disparaître et il me semble nécessaire de donner la possibilité aux citoyens d’accéder plus facilement aux services publics.
Dès que l’assemblée départementale sera élue on proposera une rencontre de tous les partenaires publics qui souhaitent s’associer à cette maison des services qui aille vers ceux qui en ont besoin plutôt que chaque personne soit obligée de se déplacer en de multiples endroits. Le conseil départemental pourrait être celui qui prenne en charge l’organisation de ces lieux, qui réaliseraient en outre une économie de moyens pour les administrations et une économie de déplacements pour les administrés. C’est un point fort que nous proposons pour ce mandat.

On va élire une assemblée départementale dont les compétences ne sont pas encore complètement établies. Quel est votre avis sur le débat qui se poursuit sur cette question ?

On a eu la sagesse de revenir sur la proposition de transfert des collèges à la Région. Il reste à arbitrer la question de la voirie et des transports. Le transfert de la voirie serait à mes yeux une erreur. Quant à l’économie je suis favorable à une clarification du rôle de chacun par rapport à cette compétence. C’est indispensable.

Comment envisagez-vous cette répartition de la compétence économique ?

Je vois bien la Région en chef de file avec une partie prospective partagée avec les métropoles, et le conseil départemental s’occupant quant à lui de l’aménagement du territoire, je veux parler de la voirie, des réseaux et infrastructures. C’est ce que l’on a fait pour les Zain (Zone d’activité d’intérêt national, Ndlr). Le conseil général les a équipées, ce n’est pas son rôle de les remplir.
Ce qui est important c’est de clarifier le rôle de chacun pour éviter les doublons, réaliser une économie d’argent et être plus efficace.

Que dites-vous l’abstention ?

Je regrette que cette élection soit isolée et qu’on n’en parle pas assez. J’observe qu’au plan national on ne parle pas beaucoup du conseil départemental, je veux dire du rôle de cette collectivité, pas assez identifié. Je pense en revanche qu’il est important pour le citoyen de se sentir concerné par le conseil départemental, une institution qui représente un budget de 750 M€ dans la Loire, soit 1 000 € par habitant. C’est très important de voter.

Serez-vous candidat à votre succession à la présidence de la future assemblée ?

Je suis candidat aujourd’hui à l‘élection au conseil départemental. Étant élu, oui je serai à priori candidat à la présidence au nom de l’UPL.


Propos recueillis par Daniel Brignon



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