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BD : La Patrouille des invisibles

Rhône le 25 septembre 2014 - Mathieu Ozanam - Culture - article lu 618 fois

Hubert Lessac est ravagé par cette annonce.

Il est à deux doigts de mettre fin à ses jours. Mais tout cela aurait plus de panache en plein ciel, face à l’ennemi. Lui qui survolait les champs de combat en accumulant les victoires, tel un oiseau aux ailes brisés, il tombe au milieu des tranchées et des champs de boue. Une petite troupe le prend sous sa protection. Un équipage bigarré aux personnages les plus divers. Dont deux bagnards sortis de Cayenne à la condition qu’ils s’engagent sur le front. Titouan Kerzadec, dit « Titan », est impressionnant. Véritable bête humaine il fait des ravages dans les rangs ennemis. Mais pourquoi donc est-il au bagne ? Cette « famille » recomposée est-elle aussi soudée ? La guerre efface-t-elle toutes les douleurs ?

Avec le centenaire de la Première Guerre mondiale, les projets d’album pleuvent à foison. La force dramatique des destins chahutés et explosés fournit une matière abondante. Le dessin d’Olivier Supiot et surtout la vivacité des couleurs tranche avec les représentations où le noir et le marron dominent. Les combats aériens ou encore la découverte de ce dirigeable allemand, échoué tel une baleine dans le sol constituent de beaux moments. Le travail des personnages est moins convaincant. Quant au scenario il manque de consistance. Hubert Lessac est le premier héros de cet album, que l’on perd ensuite pour s’intéresser à ce « Titan », qui figure sur la couverture, mais que l’on perd de vue pour s’attacher à nouveau à Hubert. Avant d’apprendre par le récit d’un tiers personnage ce qu’il est devenu.

Mathieu Ozanam

La Patrouille des invisibles, Olivier Supiot, Glénat, 24,90 €.



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