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BCC : le CEA soigne ses chercheurs

Isère le 20 octobre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Sciences, Santé, Environnement - article lu 1021 fois

BCC : le CEA soigne ses chercheurs
Caroline Thermoz-Liaudy - Le CEA a inauguré son nouveau bâtiment dédié aux personnels

Le BCC, nouveau bâtiment performant du CEA vient d'être inauguré.

Inauguré le 7 octobre dernier, le BCC (Bâtiment Centre de Compétences) est, comme le disait ironiquement Jean Therme, directeur du CEA, « un bâtiment pour une fois dédié aux personnes et non à leurs recherches ». Car si les plates-formes et salles blanches grenobloises font envie en dehors de nos frontières, les chercheurs, eux, étaient souvent logés dans des bâtiments temporaires.

Les 300 ha de la Presqu'île, soit 1/3 de la ville de Grenoble ont trois ambitions : réduire les voitures au minimum, avoir des bâtiments performants et raccordés au smartgrid, et se tourner vers les énergies renouvelables. C'est le cas du BCC. Le CEA est désormais locataire chez lui. En effet, c’est le Crédit agricole et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qui en sont propriétaires, et investisseurs, à travers une SCI créée spécifiquement. « Notre banque veut devenir un acteur majeur de la Presqu’île, où nous allons bientôt installer notre siège » explique le président Jean-Pierre Gaillard, dont l’établissement est actionnaire majoritaire de la SCI: 50,1 % contre 49,9 % pour la CDC.


En 15 ans, le CEA s’est développé de façon impressionnante pour devenir aujourd’hui le premier centre de dépôt de brevet au monde. Il emploie 6500 personnes dont 700 désormais hébergées dans le BCC. Il s’agit d’un grand laboratoire mixte : Léti, CNRS, IRT, LTM, UJF… « Ce bâtiment a une vertu de rassemblement » explique Marie-Noëlle Semeria, directrice du Leti. Les 10 000 m², sur 7 étages sont normés HQE, et compatibles avec le réseau smartgrid, réseau de distribution d’électricité intelligent qui peut permettre de réduire les pics de consommation. La gestion technique centralisée reliée à la plate-forme Internet pourrait couper le bâtiment si besoin.

Le CEA soigne ses chercheurs, mais Jean Therme souligne pourtant un problème. « On essaie de vider les bâtiments provisoires, mais ils se remplissent à nouveau au fur et à mesure. Nous avons de plus en plus de demandes d’industriels. On compte sur le développement privé puisque les financements de l’Etat sont en baisse. Mais cela engendre un recrutement de 200 personnes par an.

Et la règle c’est 30m²/personne. Nous allons entrer dans une phase de croissance plus modérée mais de croissance tout de même ». Le BCC pourrait donc se montrer rapidement exemplaire, mais insuffisant. En revanche, les projets de construction ne manquent pas sur la Presqu’île…

Caroline Thermoz-Liaudy
 



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