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BBA Emballages se diversifie dans l’hygiène

Loire le 28 avril 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 2347 fois

BBA Emballages se diversifie dans l’hygiène
Denis Rollin : « La gamme complétée par les produits d'hygiène sera sur la nouvelle version de notre site Internet » (© Denis Meynard)

Les multiples acquisitions opérées en 20 ans par celui que est devenu le numéro un français des fournitures d’emballage pour l’industrie, ont porté son chiffre d’affaires à 88 M€ en 2013.

Avec huit grosses plateformes logistiques et 220 salariés, dont une trentaine travaillent sur ses deux sites de la région stéphanoise. Pour cela, le groupe stéphanois BBA Emballages qui, en 2000 a quitté Saint-Chamond pour Saint-Etienne, a réalisé, 44 opérations de croissance externe dans l’Hexagone. L’une d’elles porte sur l’acquisition, l’an dernier, de 100 % du capital de l’entreprise stéphanoise Chillet, auprès de Jean-François Chillet et de Thierry Chatagnon. Basée dans le quartier de La Rivière, en bordure de la RN88 et rue Pierre Coppel, cette TPE réalisait un chiffre d’affaires annuel de près de 3 M€, avec une douzaine de salariés sur ce site et sur son implantation de Noyarey, en Isère.

Souci du maintien des emplois

Le recul des débouchés de BBA Emballages parmi ses milliers de clients industriels a été compensé par le développement de débouchés dans le domaine de la logistique et du e-commerce. « Un des secrets de la réussite de l’entreprise est la confiance et la bonne entente qui règne entre les quatre frères que nous sommes », explique Denis Rollin, le Pdg qui se définit comme « un dirigeant atypique, qui n’établit pas de budget prévisionnel ni de comptabilité analytique par établissement ». Il ajoute que l’entreprise, qui a une gestion paternaliste, « veille au maintien des emplois » lors des réorganisations consécutives à l’élargissement de son périmètre.
Pour transporter ses marchandises consommables à faible valeur ajoutée, mais qui peuvent représenter de gros volumes, l’entreprise fait le choix de travailler avec de gros transporteurs (MTA, Mory Ducros, Norbert Dentressangle,… etc.). Elle ne dispose elle-même que d’un parc de cinq camions. Le millier d’articles de sa gamme, achetée dans le monde entier, est livré sous 48 heures. Avec des factures moyennes de 250 € pour BBA Emballages, qui réalise 45 % de son activité sur la vente de produits sur-mesure. Son activité de négoce porte aussi des équipements nécessaires aux utilisateurs de ses produits, tels que des machines à cercler, à coller, à banderoler ou à fabriquer des cousins gonflables utilisés comme cales pour les objets emballés dans des cartons.
« Nous sommes sur un marché très mature, avec un nombre de clients industriel qui a tendance à baisser. C’est pour cela que parallèlement au développement de la croissance interne depuis deux ans, nous exportons sur le Benelux en partenariat avec une société belge à capitaux allemands. Nous avons aussi commencé une diversification dans l’hygiène pour les entreprises et les collectivités, avec des bobines de ouates, mais aussi des accessoires et des produits de nettoyage », indique le PDG.

Une 45e acquisition dans le sud de la France

La création de ce nouveau département a débuté par le rachat en 2013, en Ile de France de la société Magiclean, représentant un chiffre d’affaires de 1,8 M€. Cette diversification va être renforcée par la reprise, courant mai, d’une 45e société. Située dans le sud de la France, elle lui apportera un volume d’activités supplémentaire de plus de 5 M€. Ce qui contribuera à ce que le groupe familial franchisse l’an prochain le seuil des 100 M€ de chiffre d’affaires.

Denis Meynard

Réorganisation logistique à Saint-Etienne

BBA Emballages louait depuis mars 2011 un entrepôt logistique moderne de 7 600 m2 lorsqu’un incendie accidentel l’a entièrement détruit en décembre de la même année. Elle s’est alors organisée en réactivant le bâtiment de 3 300 m2 qui lui appartient dans le quartier du Soleil. En complément, l’entreprise a utilisé les capacités logistiques de certains de ses prestataires (Norbert Dentressangle, puis Afrac Services, à Andrézieux-Bouthéon) jusqu’à son installation, en février 2014, dans un bâtiment de 2 500 m2 libéré par la société TS Câbles (groupe Omerin).



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