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Bayle : une nouvelle usine à La Fouillouse

Loire le 13 août 2015 - Denis Meynard - Industrie - article lu 1363 fois

Bayle : une nouvelle usine à La Fouillouse
© Denis Meynard - Pour vendre dans le monde entier, Bayle se doit d'innover en permanence.

Le numéro un français des équipements d'abattage de volailles a investi 3 M€ dans l'outil de production qui sera inauguré le mois prochain.

L’entreprise Bayle, de La Fouillouse, inaugurera le 12 septembre la nouvelle usine dans laquelle elle s’est installée en mai. Ce site de 4 600 m2 couverts, soit près du double du précédent, représente un investissement de 3 M€ pour cette société 45 salariés (dont six au bureau d’études), spécialisée dans les équipements d’abattage, plumage, éviscération de volailles. Notamment de canards gras, sa spécialité. Depuis quatre ans la PME est dirigée par le tandem que constituent Louis-Georges et Pierre-Edouard Bayle. Leur père Jean-Pierre, qui a pris sa retraite en conservant des fonctions de conseiller, reste président de la holding et actionnaire principal. Cette entreprise industrielle a été créée en 1932 par le coquetier-volailler Jean Bayle arrière grand-père des actuels dirigeants. Il a débuté son activité en apportant des améliorations à une machine anglaise de plumage à sec « Bingham », dite « plumeuse à disques », qu’il avait fait évoluer via l’adjonction d’un bac et d’un process à l’eau.

Actuellement, les principaux concurrents de Bayle sont hollandais, danois ou allemands. En France, où le marché est plus atomisé, l'entreprise a repris au cours de la décennie écoulée des actifs et des salariés de deux TPE en difficultés : Orty France à Roanne, puis ELM à Feurs. L’export, en Europe, Asie, Amérique du Sud, au Maghreb et dans le reste de l’Afrique représente 70 % de l’activité de l’entreprise ligérienne. Disposant déjà d’un bureau commercial en propre de cinq personnes à Kuala Lumpur, en Malaisie, elle projette une implantation aux États-Unis.  Le marché du poulet étant très concurrentiel, Bayle veut continuer à se développer sur celui plus confidentiel du canard, dont elle fait partie des leaders mondiaux et qui représente 40 % de son chiffre d’affaires. « Nous maîtrisons très bien le processus spécifique du canard gras, que le gavage rend plus fragile », souligne Louis-Georges Bayle, directeur général de l’entreprise dont il assure la direction technique et financière.

« Notre métier c’est la maîtrise des process de l’abattage que sont matériels de quai, lavage, convoyage, plumage, éviscération, refroidissement, finition à la cire, évacuation des plumes et déchets et enfin découpe », explique celui dont l’entreprise conçoit des lignes de différentes tailles vendues aux quatre coins du monde. Elle a deux gros contrats en cours en Algérie, dans la réhabilitation d’un abattoir et dans la construction à neuf d’un second. L’innovation est une constante de l’entreprise qui a récemment mis au point une machine permettant de couper les lobes de gésiers de canards, en remplacement de la coupe manuelle. Son catalogue s’est aussi enrichi d’un équipement à saigner les dindes automatiquement, en service chez un des principaux volaillers français.

Ces dernières années, Bayle a développé un concept « plug & play », en proposant des usines neuves clefs en main à ses clients étrangers. Elle s’est pour cela associée avec deux industriels français qui maîtrisent le volet bâtiment pour l’un et chaîne du froid pour l’autre. Bien que leader sur le marché français, l’entreprise vient d’embaucher un nouveau commercial qui sera basé près de Lorient, pour couvrir le Grand Ouest, principale région avicole française. Les établissements Bayle, qui ont réalisé un chiffre d’affaires de 15,6 M€ en 2014, en forte progression, possèdent par ailleurs une filiale de négoce d’accessoires d’abattage et de petits matériels, baptisée Burdis, dont l’activité s’est élevée l’an dernier à 2 M€.

Denis Meynard

La France, leader du canard gras

Outre le poulet, qui représente de loin le plus gros volume du marché mondial de la volaille, la dinde constitue un marché spécifique auquel Bayle s’intéresse. Mais son savoir-faire et notoriété résident dans l’abattage du canard gras : le Mulard, issu d’un croisement entre le canard de barbarie et la cane de Pékin, utilisé pour le gavage et la confection de foie gras, notamment dans l’Ouest (Landes, Gers et Vendée). L’Hexagone est le leader dans la production et la consommation mondiale de foie gras. Avec des acteurs français tels que Delpeyrat, Euralis, et Labeyrie et une préférence pour les produits à base de canard, plutôt que ceux à base d’oie.
D.M.



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