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Bâtiment : « Nous sommes toujours sur la corde raide ! »

le 17 avril 2015 - Laurent Marchandiau - Immobilier et BTP - article lu 44 fois

C'est l'un des secteurs les plus durablement touchés par la crise économique de 2008 ! Comptant 7974 entreprises sur l'Isère, le bâtiment souffre depuis longtemps : recours sur permis de construire abusif, rythme électoral trop soutenu, coup de rabot de l'État dans les dotations aux collectivités locales… État des lieux avec Thibaut Richard, président adjoint et trésorier de la FBTP Isère.

Quel est l’état des trésoreries des entreprises du bâtiment du département ?

Nos entreprises sont exsangues, nos trésoreries sont fortement mises à mal. Avec la crise, le bâtiment a perdu des emplois, des sociétés ont mis la clé sous la porte. Le mal est fait !

Parmi les premières touchées, celles du gros oeuvre qui redémarreront de ce fait plus vite, mais pas avant la fin d’année. Pour les sociétés du second oeuvre, la reprise risque de se faire attendre, probablement d’ici l’année prochaine. L’annonce d’une enveloppe de 100 M€ du conseil départemental de l’Isère nous donne un peu d’espoir, le problème c’est le délai. Ce sera trop tard pour certaines sociétés déjà en fortes difficultés.

Les banques jouent-elles le jeu ?

La Banque de France a dégradé la cotation des entreprises du secteur du bâtiment. De ce fait, au lieu de relancer l’investissement, cela a eu pour effet de pénaliser nos sociétés. Cette décision s’est répercutée sur les banques partenaires de la Banque de France avec des effets limités pour les banques de crédit comme la Coface. Cette dégradation de la cotation a plus tendance à mettre les entreprises du BTP sous l’eau que de les en sortir, les banques étudiant au cas par cas les dossiers de financement.

Qu’avez-vous pensé de l’intervention d’Éric Piolle, maire de Grenoble, lors de votre dernière assemblée générale ?

Le maire de Grenoble n’est pas un homme du bâtiment. Dire que ce sont les impôts qui paient le projet du Center Parcs de Roybon est faux.
L’État s’y retrouve toujours que ce soit par le versement de la taxe professionnelle, des taxes foncières… Il faut utiliser les canaux ouverts et désenclaver l’agglomération grenobloise en réglant cette situation du trafic intenable. Tout le monde n’habite pas Grenoble et ne peut se rendre à son travail en vélo ou par les transports en commun
Nos entreprises sont là pour créer des lieux de vie. Il y a des travaux à faire sur la rénovation énergétique des bâtiments sur Grenoble et ailleurs.

 

Propos recueillis par Laurent Marchandiau



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