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Barrage des Plats : vers une nouvelle enquête publique

Loire le 30 mai 2015 - Denis Meynard - Sciences, Santé, Environnement - article lu 640 fois

Barrage des Plats : vers une nouvelle enquête publique
© Denis Meynard - Après le Barrage des Plats, Marc Petit va s'intéresser au confortement du Barrage de l'Échapre, en limite de Firminy et

L'Agence régionale de santé supervisera l'instruction du dossier relatif au périmètre de protection de ce réservoir d'eau potable du Pilat.

Après la réception « à sec » du nouveau Barrage des Plats, sur la rivière Semène, à Saint-Genest-Malifaux, la réception de l’ouvrage plein doit intervenir le mois prochain. Le Syndicat des barrages de l’Ondaine prépare actuellement une nouvelle phase préalable à la consommation, prévue début 2016, de cette eau par 18 communes du Pilat, de l’Ondaine et de proche Haute-Loire. Il s’agit de constituer le dossier relatif au périmètre de protection de ce réservoir d’eau de 1,5 million de m3. Il comprend un volet routier, en lien avec le conseil départemental, un autre relatif à l’assainissement individuel d’habitants de Saint-Genest-Malifaux. Un troisième axe, qui se rapporte aux restrictions d’épandage et de lisiers, fumiers, compost et engrais minéraux à distance des ruisseaux et des rives du barrage, concerne le monde agricole. L’enquête publique réalisée sous l’égide de l’Agence régionale de santé Rhône-Alpes, car l’eau potable relève du Code de la santé publique, ne devrait pas être lancée avant septembre ou octobre.

Marc Petit, maire de Firminy et président du Syndicat des barrages, a récemment indiqué avoir signé une convention avec le Syndicat des eaux de la Semène qui s’engage à acheter annuellement au minimum 750 000 m3 d’eau du Barrage des Plats. Il regroupe huit communes de la Haute-Loire (Saint-Just-Malmont, Saint-Romain Lachalm, Saint-Victor Malescours, Saint-Ferréol d’Auroure, Pont- Salomon, La Chapelle d’Aurec, Saint-Pal de Mons, Dunières) et une de la Loire (Jonzieux).

L’élu a estimé que l’essentiel des équipements de protection de l’environnement demandé a été réalisé, moyennant 400 000 € consacrés à la préservation de la faune et de la flore. Il cite notamment un second bras mobile pour affiner le niveau de l’eau et une échelle de dévalaison au dos du mur. Concernant la demande non satisfaite de création d’une rivière de contournement et d’une passe à poissons, il invoque une « impossibilité technique » et un « coût pharaonique ». Le budget total de la réhabilitation de cet ouvrage, mis en service une première fois en 1958, s’élève désormais, selon lui, à 7,1 M€, avec un taux de subvention de 51 %.

Denis Meynard



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