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Barrage des Plats : l'arrêté préfectoral validé

Loire le 23 avril 2015 - Denis Meynard - Sciences, Santé, Environnement - article lu 801 fois

Barrage des Plats : l'arrêté préfectoral validé

La Frapna Loire n'a pas encore décidé si elle engage, ou non, un recours contre la décision de la justice administrative qui vient de valider l'arrêté prefectoral.

Alors que la mise en eau du Barrage des Plats est effective depuis peu à Saint-Genest-Malifaux, le tribunal administratif de Lyon a rendu le mois dernier son jugement validant l’arrêté préfectoral autorisant sa reconstruction. Il a ainsi rejeté la demande d’annulation déposée en mai 2014 par la Frapna Loire contre le nouvel arrêté préfectoral émis à l'époque par Fabienne Buccio, après l’annulation (pour défaut d’information des élus du comité syndical du Syndicat des barrages) de celui qu’elle avait pris en mai 2012.

Le tribunal a jugé recevable les interventions du conseil départemental des associations familiales laïques de la Loire et du Club de pêche sportive Forez-Velay venant en appui de la démarche de la Frapna. Après avoir examiné tous les points litigieux soulevés par les requérants, susceptibles de faire annuler le nouvel arrêté préfectoral, le juge administratif a finalement rejeté cette demande qui lui était faite. L’association de protection de la nature indique attendre la fin de la période de deux mois pendant laquelle elle peut faire appel (qui interviendra courant mai) pour faire connaître sa décision.

De son côté, le maire de Firminy, Marc Petit, président du Syndicat des barrages, fait savoir que la plus importante mesure de compensation envisagée, la réalisation d’un bras de rivière de contournement du barrage, pour limiter l’impact environnemental sur la rivière, ne sera pas réalisée.

Les fédérations de pêche de la Loire et de la Haute-Loire dénoncent l’absence de passe à poisson, « alors que c’est obligatoire sur les nouveaux ouvrages depuis plusieurs décennies ». « La Direction départementale des territoires de la Loire a manœuvré pour que la notion de réservoir biologique que constitue la rivière Semène s’arrête au pied du barrage et ne vaille que pour l’aval », dénonce Roland Niccoli, représentant du collectif Loire amont vivante, qui a saisi la Commission européenne. Il ajoute que « le remplissage du barrage a été effectué ces derniers mois sans déboisement préalable, ce qui va entraîner une décomposition de la biomasse et une émanation de méthane nocif pour le réchauffement climatique ».

Antoine Lardon, le président de la Fédération de pêche de la Haute-Loire, souligne que l’eau du barrage des Plats n’est pas prête d’être bue car il faudra d’abord moderniser l’usine de potabilisation de Saint-Just-Malmont, qui est obsolète, ce qui coûtera encore plus de 4 M€.

Denis Meynard



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