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Banque de France : Pierre du Peloux retrouve Lyon

Rhône le 08 avril 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 617 fois

Pierre du Peloux est ravi de retrouver Lyon, la ville de sa jeunesse, qu’il parcourt aujourd’hui en vélo électrique, même s’il vit désormais loin de la place Jean-Macé, berceau de son enfance.

« Ma famille est originaire de Haute-Loire, nous avons de fortes racines dans la région, du côté d’Annonay mais aussi à Lyon où j’ai vécu jusqu’à l’âge de 17 ans », souligne- t-il. Car si le départ de la famille pour la capitale française entraîne le jeune étudiant sur les bancs de la fac de sciences économiques de Nanterre, puis sur ceux de Science-Po Paris, Pierre du Peloux épouse une Lyonnaise et « revient aussi souvent que possible dans la région, pour les vacances et la famille ».
Diplômes en poche, il est reçu au concours de la Banque de France et démarre comme inspecteur à la commission bancaire, l’actuelle autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Détaché pendant cinq ans à la Commission des opérations de bourse, devenue depuis l’Autorité des marchés financiers, il apprécie cette parenthèse « au sein d’une petite entité de 200 personnes venues d’horizons très différents où se côtoyaient contrôleurs financiers, juristes, fonctionnaires du Trésor ». Mais au bout de vingt ans de « contrôle », le besoin de changement se fait sentir. « J’avais envie de gérer des équipes et pour cela, à la Banque de France, il faut soit être le chef d’un grand service, soit quitter Paris », précise-t-il. D’autant que le couple a déjà six enfants, nés entre 1980 et 1989 - le 7e arrivera un peu plus tard. « J’ai huit frères et soeurs, ma femme douze, mon père est l’aîné de onze enfants, c’était naturel pour nous d’en avoir autant »… et bien plus aisé de les loger à Montauban qu’à Paris.
Pierre du Peloux sera donc successivement directeur départemental Tarn-et-Garonne, responsable d’une succursale parisienne dont le périmètre est composé à 50 % des entreprises du CAC 40, directeur pour la région Limousin, puis directeur de la région Bourgogne, avant de prendre la tête de la région Rhône-Alpes, « une nomination inattendue, je n’espérais plus revenir à Lyon, après de nombreuses demandes ».
« Ici, pas de spécificités, on fait le même travail partout », soit la délivrance des billets de banque, le secrétariat de la commission de surendettement (12 000 dossiers en moyenne par an pour la région) et les fonctions économiques traditionnelles : notation sur le bilan des entreprises (analyse de 30 000 bilans en moyenne par an). Néanmoins, chaque directeur peut apporter sa touche à l’édifice. « Je crois en la pédagogie et à l’enseignement de l’économie », indique le directeur régional.
En attendant de mener à terme ses réflexions en la matière, il intervient régulièrement pour présenter et expliquer les notes de conjoncture de macro-économie publiées par sa délégation. Cet européen convaincu, qui estime que l’Europe est « une chance économique pour la France », n’occupe pas un poste aux accents de pré-retraite. Car pour sa dernière mission avant son départ dans cinq ans, le nouveau directeur devra amorcer la future organisation de la Banque de France dans la région, dont la fermeture des unités de Vienne et de Roanne à l’horizon 2020, et le redéploiement nécessaire des effectifs.
« Cela n’aura pas d’impact pour nos clients mais annonce un chamboulement progressif à venir pour nos 800 collaborateurs », conclut-il. Une grande responsabilité pour ce passionné de jardinage et de cuisine traditionnelle qu’il pratique au quotidien pour sa famille, inspirée du savoir-faire des régions qu’il a traversées.

S.B.



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