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Balmes dauphinoises : Saint-Chef au cœur d’un bassin de vie

Isère le 28 août 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 752 fois

« Le succès appelle du succès.

Avec ce second mandat, j’arrête mon activité professionnelle avec l’appui de mon entreprise pour me consacrer à ma fonction d’élu », explique ce chef de ventes depuis 35 ans. Il a, durant ce parcours de cadre commercial, acquis un état d’esprit où la remise en cause est permanente, estimant qu’il n’est pas nécessaire d’aimer tout le monde, mais de respecter chacun. Pour ce début de mandat, la révision du plan local d’urbanisme (PLU), validé en 2007 (il était alors conseiller municipal) pour sa mise en conformité avec le SCOT Nord-Isère et le passage de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) en aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP) sont à l’ordre du jour. Le maire souhaite enclencher un projet qui lui tient à cœur, celle de la rénovation de l’intérieur et de l’extérieur de l’abbatiale, monument classé, fer de lance et joyau de la cité. Ainsi, portail (façade) et murs s’effritent. Alors que, depuis plusieurs décennies, les municipalités successives ont réalisé des travaux (arcs-boutants, toiture, porte assainissement) pour la maintenir en état, la commune, ne pourra seule supporter une telle charge et devra monter au créneau pour solliciter des fonds nationaux, régionaux, etc. L’exemple de la restauration aboutie de celle de Saint-Antoine-l’Abbaye est dans son esprit. Saint-Chef, c’est d’un côté, des enfants du pays, tels Frédéric Dard, la famille Seigner… donnant un rayonnement patrimonial et culturel à la ville et la complexité d’avoir deux centres (bourg historique et actuel) qu’il faut relier. Au quartier des Molles, la vie est sociale et économique avec ses logements, commerces et équipements scolaires, sportifs et autres, apportant une dimension intergénérationnelle à l’ensemble. « Pour vivre mieux, il faut une connexion entre les âges. On a tout à gagner à vivre ensemble, être en contact. Les élus doivent en être l’interface », complète-t-il. Ainsi, la municipalité a le projet, de requalifier, à l’entrée de ville, 25 000 m2 avec logements sociaux, écoquartier, grande surface… Des négociations avec une entreprise (quinzaine de salariés) en place n’aboutissent pas. « Il faut du temps. J’ai appris cela durant le premier mandat. Les mentalités évoluent lentement », souligne Noël Rolland. Au sein du SCOT Nord-Isère, le village est défini comme bourg relais. Les élus veulent jouer ce rôle à fond, accompagnant le développement des commerces et services, mêlant le respect de l’environnement et l’offre de services, pour que la population trouve sur place ce dont elle a besoin, en réduisant ses trajets vers Morestel, Bourgoin-Jallieu. Cette vision à long terme se heurte aux réticences liées à un certain individualisme. Au sein du conseil communal, on œuvre en commissions avec le souci d’informer tous ses membres, quels qu’ils soient. Chacune va travailler sur un sujet (réforme des rythmes scolaires, PLU…) avant de partager et soumettre ses réflexions et propositions à l’ensemble des 27 conseillers municipaux (majorité et opposition). Tous vont débattre, éclairés par l’intervention d’experts. Ainsi, les élus reçoivent en même temps la même information. Quand tout est calé, la question est passée en assemblée délibérante.


CT



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