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Balmes Dauphinoises - Le maire de Salagnon pour l’expérience de la mutualisation

Isère le 26 juillet 2014 - La Rédaction - Isère rhodanienne - article lu 1217 fois

Balmes Dauphinoises - Le maire de Salagnon pour l’expérience de la mutualisation
Gilbert Durand, président de la CCBD (D.R.)

« J’ai été sollicité pour prendre la présidence.

Je l’envisageais si j’étais élu maire. Quand je le suis devenu, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de choses à faire », souligne Gilbert Durant qui ne néglige ni son village ni d’autres implications pertinentes à ses yeux (trésorier de l’association des maires de l’Isère…). A ce poste, il se fait généraliste, participe aux commissions, s’intéresse à tout, a une vue d’ensemble et sait compter sur des élus et un personnel motivés et compétents.
Au sein du conseil communautaire de 26 membres issus des 8 communes, sept vice-présidents, dont six maires, l’épaulent. Patrick Ferraris se charge d’économie et met en place le relais services publics. Noël Rolland s’occupe de l’environnement, des transports, de la ruralité. David Emeraud se concentre sur le social, l’habitat, l’enfance et la jeunesse. Martine Bert veille sur les bâtiments (construction, aménagements…). Aurélien Blanc inventorie les équipements communaux (sports, loisirs) pour une éventuelle mise en commun. Bernard Odet est responsable de la voirie et des gros travaux et Vincent Cleux assume les questions de mutualisation, informatisation et communication. La petite enfance est une délégation de service public, qui permet d’éviter une  gestion lourde sans pour autant enlever la vigilance et la responsabilité des élus. Ce secteur, jusqu’à l’adolescence exige de développer l’existant, (les infrastructures sont devenues insuffisantes), en déployant l’accueil sur le territoire.
En matière de voirie, la CCBD se charge des routes communales et réfléchit à intégrer les chemins ruraux, quand chaque commune déneige son territoire. Côté économie, alors qu’en 2008, la crise a freiné les projets d’implantation d’entreprises, le mouvement s’inverse. En effet, les zones d’activités ou artisanales doivent être étendues, et deux entreprises doivent s’agrandir pour ne pas partir. En parallèle, Gilbert Durand défend l’idée de travailler ensemble, de mettre en commun. Alors que la CCBD le permet au niveau de ses compétences, il souhaite faire de la mutualisation un réflexe en élargissant à d’autres questions (services, achats, réseau informatique…). L’urbanisme pourrait être visé, les permis de construire devant être instruits par la CCBD en 2015. Pourquoi ne pas envisager un plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) ?
Pour la question de la réforme des rythmes scolaires, il a réuni maires et adjoints aux affaires scolaires. Les commissions s’avèrent interdépendantes, avec des sujets communs. L’une d’elles portent le projet tout en impliquant celles qui sont concernées.
Enfin en matière de transports, pour faciliter les déplacements, la CCBD envisage différentes pistes comme s’équiper d’un minibus, ou se rapprocher de l’agence de la mobilité Nord-Isère pour un parking relais qui facilitera le covoiturage.

CT


Historique de la CCBD

Avec une taille idéale pour ses élus, la CCBD (10 000 hectares pour 10 000 habitants environ), située dans le SCOT Nord-Isère, est née fin 1993 avec Montcarra, Saint-Chef, Salagnon, Trept et Vignieu. Elle était présidée par Jean Tricaud, maire de Salagnon. En 2001, Saint-Marcel-Bel-Accueil, Vénérieu et Saint-Hilaire-de-Brens les rejoignent. Les communes sont issues de 4 cantons.



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