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Badoit mise sur le format canette slim

Loire le 10 juin 2015 - Denis Meynard - article lu 1140 fois

Badoit mise sur le format canette slim
©Georges Rivoire - Danone ne souhaite pas indiquer le nombre de millions d'euros qui viennent d'être investis dans de son usine de Saint-Ga

Après le verre et le PET, l'entreprise de Saint-Galmier a fortement investi pour l'embouteillage de son eau minérale naturellement gazeuse en canettes aluminium de 33 cl.

Le groupe Danone commercialise dès ce mois pour la première fois de l’eau de Badoit, puisée à Saint-Galmier, dans des containers métalliques, des canettes slim en aluminium de 33 centilitres. Popularisé par les boissons dites énergisantes, ce format a été adopté depuis un an par Perrier (Nestlé Waters). Chez Badoit, il s’ajoutera à la large palette de bouteilles en verre et PET, d’eau pétillante naturelle ou aromatisée. « Nous comptons désormais 150 références différentes pour Badoit, soit un triplement en cinq ans », explique Philippe Aubert, le directeur des sources gazeuses du groupe (Badoit et Salvetat).

Il précise que pour l’entreprise de Saint-Galmier, l’installation d’une nouvelle ligne d’embouteillage, qui s’ajoute aux trois autres (une pour le verre, deux pour le PET), représente l’investissement majeur des 20 dernières années. En cinq ans, le nombre de pays dans laquelle est vendue cette eau minérale naturellement gazeuse captée à 300 mètres est passé de 40 à 110 pays. L’export constitue l’essentiel de la croissance, même si elle se poursuit encore sur le marché français (85 % des ventes).

Le dernier investissement effectué sur la ligne verre visait la réalisation d’un manchon pour un habillage gravé de la bouteille, personnalisable à l’infini. Cela a notamment permis le lancement d’éditions limitées pour l’export et pour la saison printemps-été. Ainsi que des éditions régionales sur Paris, la Bretagne et la « French Riviera », dont les ventes ont été le double des prévisions. En 2015, des nouvelles éditions régionales sont lancées dans deux villes symboles de la gastronomie française, Lyon et Bordeaux. Badoit a relancé en 2011 une gamme d’eau aromatisée, avec 1% d’extraits naturels de plantes, abandonnée depuis une dizaine d’années, après avoir été un grand succès. « Les salariés m’ont convaincu de la pertinence de le faire », déclare Philippe Aubert, qui a pris voici six ans ses fonctions actuelles dans le groupe où il travaille depuis 23 ans.

L’entreprise s’efforce d’associer son produit avec la gastronomie et le temps du repas d’une manière générale. Mais elle veille aussi à se connecter aux nouveaux usages des consommateurs (mobilité, snacking… etc). Pour répondre à une demande croissante de contenants en petit format, elle commercialise dès ce mois trois canettes aluminium d’une forme élancée : une contenant de la Badoit rouge, « diablement pétillante », deux autres aromatisée citron et citron vert. On les trouvera dans toutes les enseignes dans la grande distribution de l’Hexagone, mais aussi dans des distributeurs automatiques ou des commerces alimentaires tels que boulangeries ou sandwicheries.  Ciblant les 25 – 34 ans, une campagne de communication, avec un positionnement décalé et irrévérencieux, va démarrer dans de nombreuses villes, accompagnée de publicité sur 400 lieux de vente.

En innovant, Badoit, qui a refondu la conception de ses bouteilles et son identité visuelle en 2012, a retrouvé le chemin de la croissance (environ 30 % sur les six dernières années) et de la création d’emplois. De 2000 à 2008 l’effectif baissait. Il est remonté à près de 180 salariés, avec une douzaine d’embauches prévues sur 2015. D’ici la fin de l’année, le nombre de bouteilles vendues (tous formats confondus) devrait atteindre les 330 millions, contre 309 millions en 2014. Badoit retrouvera alors le pic historique atteinte en 1995, suivi d’une période de déclin en terme de parts de marché.

Denis Meynard

Neuf mois de chantier intense

Un bâtiment à usage d’entrepôt a été réaménagé pour l’implantation de la toute nouvelle ligne d’embouteillage de canettes slim. Cela a nécessité neuf mois de travail, avec jusqu’à une cinquantaine de personnes sur le site.  « Nous avons choisi de travailler avec les leaders mondiaux, aussi bien pour la fabrication de la canette par Ball Packaging, à La Ciotat, que pour son sertissage, avec le suisse Ferrum », explique Philippe Aubert. La production a démarré en avril, les premiers chargements en mai et les ventes aux consommateurs en juin.



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